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(ÉCOLOGIE) Les innovations écolos de la semaine !

23 octobre 2020 – De plus en plus d’innovations écologiques émergent avec le temps. Une prise de conscience grandissante qui va permettre de protéger les écosystèmes, la biodiversité, l’environnement et l’impact négatif sur notre patrimoine naturel.

ANKORE, LA MARQUE DE VÊTEMENTS QUI NETTOIE LES OCÉANS

Un couple nantais a décidé de réinventer la mode en proposant une marque éthique pour réduire le plastique des océans et démocratiser la mode responsable. En anglais anchor signifie ancre marine, la marque milite pour la protection des océans et exprime leur volonté d’encore plus recycler.

Leurs vêtements sont composés de déchets plastiques collectés en Atlantique et en Méditerranée. La filature des produits s’effectue en Espagne et le prototypage au Portugal. Pour l’instant Lola Moy et Romain Durand ont leur marque uniquement sur internet avec deux choix possibles : trois coloris de sweat (bleu, camel, gris) à 79 euros et un tee-shirt de couleur bleu à 39 euros.

Pour le couple, la pollution des océans est une catastrophe qui s’observe au quotidien. Ça a été leur déclic. Ils souhaitent sensibiliser les populations en adoptant un mode de vie plus responsable. Après deux ans de mise en place, la marque obtient un fort succès avec des préventes sur Ulule qui vont se finir en novembre puis une mise en production prévu pour début 2021. Leur objectif de départ était de vendre 200 habits, un montant dépassé à ce jour avec plus de 600 commandes.

Pour avoir un produit qui parcourt peu de kilomètres, Lola et Romain sont devenues partenaires de « Seaquale », une entreprise espagnole associée à des pêcheurs qui recueillent le plastique à la fois dans l’Océan Atlantique et en Méditerranée. Et pour toujours plus d’économie et d’écologie, ils réalisent eux-mêmes le design, le patronage et la logistique des vêtements.

Le couple pense maintenant à évoluer en proposant d’autres produits comme des casquettes, des shorts de bain ou encore des sacs à dos. Ils lancent également un appel à toutes les personnes qui souhaiteraient participer à leur projet.

UNE JEUNE ÉTUDIANTE CRÉE DES BASKETS À BASE DE « CUIR » DE RAISIN

À Bordeaux Laure Babin, 23 ans, présente sa première collection « Zèta » en lien avec l’entreprise italienne Végéa lancée le 7 septembre dernier. Son projet ? Créer une paire de baskets uniquement à partir de produits recyclés. Diplômée d’un Master en Buisness Développement, la jeune étudiante a pensé à incorporer un élément inattendu à la fabrication de sa marque zéro déchet et a réussi à trouver une alternative au cuir animal.

Les chaussures sont composées de 3 kg de déchets recyclés, dont du marc de raisin (résidus secs après le pressurage des grappes) issu de la viticulture qui est destiné à être jeté. Son partenaire Vegea s’approvisionne auprès de vignerons dans la région de Milan. Mais la fondatrice de la marque a été obligée d’incorporer 15 % de caoutchouc neuf en plus des chutes de caoutchouc pour la semelle extérieure pour une meilleure résistance à la cuisson.

Elle présente un modèle unisexe adapter pour tout âge avec au choix cinq coloris le prix de vente est de 129 euros la paire, car le processus de transformation est complexe et le cuir de raison coûte cher. Un site marchand verra le jour d’ici un mois au vu des précommandes qui ont eu un véritable succès. Laure propose également à ses clients la possibilité de lui renvoyer les paires usagées en échange d’un bon d’achat pour les recycler en combustible vert.

Afin de bien se lancer, Laure va pouvoir bénéficier de l’incubateur de l’université Ubee lab qui lui propose un accompagnement pendant un an. Elle va aussi intégrer une pépinière bordelaise pour accélérer le développement de son produit.

Morgane Nenert (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) Hubble est parvenu à surprendre la fusion de trois galaxies

4 août 2021 – Depuis qu’il est revenu d’entre les morts, le télescope Hubble continue de nous livrer des images toujours plus fascinantes. En effet, il a réussi à capturer l’image de trois galaxies en train de fusionner, un événement astronomique spectaculaire.

Bien que magnifique, la fusion de galaxies n’est pas quelque chose de rarissime. Les galaxies ne sont pas figées dans l’espace, et il peut arriver qu’elles se rapprochent les unes des autres pour entrer en collision voire fusionner comme on peut le voir sur le cliché pris par Hubble. D’ailleurs, l’année dernière Hubble avait déjà photographié la fusion de deux galaxies, mais trois en même temps, c’est une première. Hubble a donc capturé ce qui a été nommé le système Arp 195, que l’on retrouve dans l’Atlas des galaxies particulières qui est une liste recensant certaine des galaxies les plus étranges et les plus merveilleuses de l’univers, depuis 1966. Ce système se trouve à environ 763 millions d’années-lumière dans la constellation du Lynx. De manière plus précise, selon la NASA ce à quoi nous assistons ces trois galaxies en train de faire « un tir à la corde gravitationnel ». Pour le moment, elles gravitent entre elles et puis un jour elles finiront par totalement fusionner.

Le cliché pris par Hubble a été pris dans un contexte particulier. En effet, depuis sa récente réparation, les astronomes estiment qu’il restera en service encore une dizaine d’années au mieux. Ils ont donc décidé qu’il fallait rentabiliser au maximum les observations faites par Hubble. Pour cela, ils ont développé un algorithme qui permet de collecter quelques clichés rapides entre des observations plus longues et c’est précisément ce type d’image qui a été prise pour cette fusion de galaxies. Hubble a donc pour objectif de collecter des informations qui serviront à alimenter le fameux Atlas des galaxies particulières, afin d’en repérer les cibles les plus prometteuses. Sur le long terme, l’objectif sera de les étudier plus en détail, mais il est probable que Hubble ne sera plus en service à ce moment-là. Quoi qu’il en soit ce cliché montre que Hubble est toujours d’attaque continuera de nous régaler avec de magnifiques images de l’espace durant les dernières années qu’il lui reste.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2020-10-23T15:33:09+02:0023 octobre 2020|

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