fbpx

(ÉCOLOGIE) Les villes du futur seront-elles construites en bois?

19 novembre 2020 — Le bois est l’un des matériaux de construction les plus écologiques. Construire en bois apporte de très nombreux avantages aussi bien au niveau prix (il est moins cher que l’acier ou le béton), qu’en termes de capacité à absorber le carbone et surtout sa grande résistance.

Le bois pourrait donc résoudre un des gros problèmes, celui de la pollution en carbone, le bois mort pouvant absorber autant de carbone que l’arbre vivant.

RÉSISTANCE AU FEU ?

Des maisons, bâtiments, immeubles en bois peuvent effrayer à cause des risques d’incendie, lorsque l’on a vu la magnifique charpente de Notre-Dame partir en fumée très rapidement, on imagine mal un gratte-ciel en bois. Il risquerait de terminer en tour infernale.

Cependant, il est à noter que les structures en bois massif sont beaucoup plus difficiles à mettre en feu que celles en contreplaqué et en aggloméré. Alors que ces derniers sont complètement brûlés, le bois naturel brûle généralement à l’extérieur, mais à l’intérieur peut maintenir son intégrité structurelle. Les armatures construites en bois épais, posées de manière correcte, peuvent être presque aussi résistantes au feu que celles en béton.

UN BON BILAN CARBONE

Une augmentation de la masse des bâtiments en bois de seulement 10 % permettrait d’absorber jusqu’à 10 000 000 de tonnes de carbone par an. Bien entendu, cela n’est vrai que pour les pays où il existe une exploitation forestière et une industrie de transformation du bois. En effet, le remplacement du béton par du bois dans les grandes villes apportera une contribution beaucoup plus importante à la situation environnementale. La fabrication du béton nécessite des températures très élevées, tout comme la fusion de l’acier pour les barres d’armature. L’un et l’autre processus consomment beaucoup de carburant, dont les produits, à leur tour, empoisonnent l’atmosphère avec des gaz à effet de serre.

À titre d’exemple, nous avons la construction de grande hauteur en bois à Chicago, le projet du gratte-ciel en bois River Beech Tower avec 80 étages. Bien sûr, c’est loin d’être le seul projet de ce type. Une tendance rétro pour les bâtiments en bois émerge progressivement dans le monde. Les constructeurs notent que sous de nombreux aspects, le bois est beaucoup plus facile à travailler, et vivre dans des maisons en bois est également beaucoup plus confortable que dans des «boîtes» modernes en béton et en acier.

Dans un article publié dans la revue Nature Sustainability, des experts de l’Institut de recherche sur l’impact du climat de Potsdam en Allemagne explorent le potentiel des bâtiments en bois à agir comme des puits de carbone.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-19T16:29:46+01:0019 novembre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser