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(ÉCOLOGIE) C’est officiel, les abeilles sont en voie de disparition

14 octobre 2020 – L’anéantissement des abeilles s’accélère. 2016 avait été une année noire pour nos ouvrières jaunes et noires. D’après le secrétaire général de l’Union nationale des apiculteurs de France (UNAF), Henri Clément, “les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5 % par an à 30 % en moyenne ». Il rajoute : l’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société.” En effet, la survie de l’humanité dépendrait des abeilles puisqu’elles participent grandement à la stabilité de l’environnement.

80 % des espèces de plantes à fleurs sont dépendants des abeilles, ce qui fait de ces dernières un acteur majeur pour l’équilibre des écosystèmes. En moins de 10 ans, en Europe, 35 % des colonies auraient été anéanties. D’après les scientifiques et apidologues, qui étudient des abeilles et leur élevage, les 5 000 pesticides utilisés au sein de l’agriculture font partie des raisons à ces disparitions.

« NÉONICOTINOÏDES : QUAND C’EST NON… C’EST NON ! »

Ce slogan de Génération Écologie semble être d’actualité puisque l’adoption du projet de loi réhabilitant les néonicotinoïdes va être examinée en cette fin octobre par le Sénat. Les néonicotinoïdes (classe d’insecticides) agissent sur le système nerveux central des insectes. D’autres produits auraient un effet sur le déclin des abeilles : les herbicides et les fongicides qui sont aussi utilisés en agriculture intensive.

Les produits phytosanitaires ne sont pas les seuls ennemis des abeilles, les ondes électromagnétiques des relais de téléphones portables seraient également en cause dans le déclin du règne apicole e et cela ne risque pas de s’arranger avec la 5G qui permet une rapidité x10 par rapport à la 5 G.

La pollution de l’air, la déforestation, ou les parasites (le varroa ou le frelon asiatique) qui sévissent en France sont un problème pour les habitantes des ruches.

ESPÈCE EN VOIE DE DISPARITION

Au moins sont répertoriées sur la planète 20 000 espèces d’abeilles : 2 000 en Europe et environ un millier en France. La principale espèce européenne appartient au genre Apis (majorité des abeilles à miel). Malgré ce nombre incroyable d’espèces, l’USFWS (The United States Fish and Wildlife Service) classe aujourd’hui les abeilles en tant qu’espèce en voie de disparition.

En 2020, en France, « la mortalité a été plutôt faible cet hiver », disait L’Auvergne agricole. Le journal précisait : « La douceur observée en janvier et février » n’a pas été « néfaste pour les abeilles ». Au mois d’avril dernier les conditions météorologiques et le confinement salvateur à permis aux ouvrières de bien travailler dans l’hexagone. Malgré ces bonnes nouvelles, The United States Fish and Wildlife Service (L’agence pour protection de l’environnement) explique que la situation est dangereuse pour les abeilles. L’agence a classé les abeilles : espèce en voie de disparition. En bout de chaîne, l’être humain en serait fortement impacté.

DES SOLUTIONS ?

Pour faire machine arrière, voici des gestes qui pourraient honorer le nécessaire règne des abeilles :

Évitez les pesticides dans les jardins et à la maison et plantez  plutôt des mellifères (“qui portent le miel”) : plantes qui produisent du nectar et du pollen de qualité.

Vous pouvez acheter, si possible, du miel local pour que les apiculteurs puissent continuer à conserver leurs ruches et un bon environnement pour leurs abeilles, enfin, pour les bricoleurs qui ont du terrain, vous pouvez construire votre propre ruche pour faire fabriquer votre propre miel à vos butineuses préférées.

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(SCIENCE) Notre tête révèle un organe inconnu jusqu’à ce jour

21 octobre 2020 — Publiée dans la revue Radiotherapy and oncology, une étude révèle l’existence d’un nouvel organe niché dans le nasopharynx humain. Un ensemble de glandes salivaires bilatérales. Jusqu’à il y a trois ans, les scientifiques pensaient que le corps humain contenait 78 organes. Depuis ils ont revu à la hausse le nombre de ses derniers en y rajoutant notamment le mésentère qui relie l’intestin aux parois abdominales. Cette fois, il va falloir également compter avec de nouvelles glandes salivaires. C’est une équipe de chercheurs néerlandais qui a fait cette

découverte anatomique. Niché à l’arrière du nasopharynx, ce nouvel ensemble de glandes salivaires a été découvert lors d’examens menés avec un PSMA sur des patients souffrant d’un cancer de la prostate. C’est grâce aux injections de glucose radioactif lors du scan que l’organe fut découvert.

Crédit photo : Institut néerlandais du cancer

ON A TOUS LES GLANDES

Notre corps est équipé de glandes salivaires dites « majeures » (ndld : les glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales) mais aussi de près d’un millier de glandes salivaires supplémentaires dites “mineures”. Minuscules, celles-ci sont nichées dans le tractus aérodigestif et dans toute la zone buccale, ce qui n’est pas le cas de ce nouvel organe qui appartiendrait aux glandes dites « majeures ». Placées précisément derrière le nez et au-dessus du palais, ces glandes se trouvent près du centre de notre tête. La question que beaucoup se posent est légitime : comment sommes-nous passés à côté depuis l’avènement de la radiographie ? Les spécialistes avancent que cette zone n’est pas très accessible. Pour certains, seules les nouvelles techniques d’imagerie PSMA-PET / CT peuvent le permettre.

Sur BTLV, on se demande souvent s’il existe un grand architecte à l’espèce humaine et il est certain que si la question est longtemps posée, une chose est sure, le corps humain est vraiment la plus belle machine qu’il a inventée…

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-10-14T13:51:53+02:0014 octobre 2020|

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