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(ÉGYPTE) Des archéologues découvrent des tombes rares datant d’avant les pharaons

4 mai 2021 — L’Égypte fascine et fascinera toujours. Le succès rencontré par les émissions de Antoine Gigal sur btlv le montre bien. Il faut dire que l’actualité archéologique égyptienne nous apporte chaque jour son lot de surprises. La preuve en est, la découverte de plusieurs sépultures, dont des tombes de la période Hyksos, de1650 à 1500 avant JC. A cette période, les migrants d’Asie occidentale avaient pris le contrôle du pays, mettant fin à l’Empire du Milieu de l’Égypte. Retrouvées par des archéologues égyptiens travaillant sur le delta du Nil, ces tombes sont très rares et datent de la période précédant l’émergence des royaumes pharaoniques égyptiens il y a plus de 5000 ans. Pour les archéologues, ces découvertes dans la province de Dakahlia au nord du Caire pourraient mettre en lumière deux périodes de transitions importantes dans l’Égypte ancienne.

DEUX PÉRIODES IMPORTANTES

Parmi ces découvertes majeures, 68 tombes de la période Buto qui a commencé vers 3300 avant JC et cinq de la période Naqada III. Selon un communiqué du ministère du Tourisme des Antiquités, cette période se place juste avant l’émergence de la première dynastie égyptienne vers 3100 avant JC. Les chercheurs annoncent également la découverte de 37 tombes de l’époque des Hyksos, qui ont commencé à migrer à travers le Sinaï en Égypte vers 1800 avant JC. Pour SalimaIkram, égyptologue à l’Université américaine du Caire : «C’est un cimetière extrêmement intéressant car il combine certaines des premières périodes de l’histoire égyptienne avec une autre époque importante, l’époque des Hyksos».

 

Squelette humain dans une tombe de la période Buto (© Ministère Egyptien des antiquités)

LA COMPRÉHENSION D’UNE COHABITATION

Pour SalimaIkram : « Les égyptologues s’efforcent de comprendre comment les Égyptiens et les Hyksos vivaient ensemble et dans quelle mesure les premiers ont adopté les traditions égyptiennes ». Ces découvertes vont leur permettre de mieux comprendre cette cohabitation. La particularité des tombes Butovient de leur forme ovale dans lesquelles les cadavres étaient placés à l’intérieur en position accroupie, principalement sur le côté gauche, la tête pointant vers l’ouest. D’autre part, les scientifiques ont pu noter que certaines des tombes de la période Naqada contenaient des récipients cylindriques en forme de poire. De leur côté, les tombes datant de la période Hyksos étaient principalement rectangulaires avec les cadavres pleinement allongés avec la tête également tournée vers l’ouest. Toujours d’après le communiqué du ministère, les archéologues ont également trouvé des fours, des cuisinières, des restes de fondations en briques, des bijoux tels que des boucles d’oreilles, des récipients en poterie et des amulettes, en particulier de scarabées, dont certains étaient faites de pierres semi-précieuses.

Bob Bellanca (rédaction btlv)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-04T17:39:05+02:004 mai 2021|

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