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(ENVIRONEMENT) Les forêts en Europe ne pourront pas freiner le réchauffement climatique

4 mai 2021 — Les pays européens ne devraient pas compter massivement sur leurs forêts pour faire reculer le changement climatique, mais au contraire plutôt veiller à les protéger du réchauffement, souligne une étude parue dans Nature.

Les engagements de l’UE pour 2030, présentés à la COP21 en 2015 dans le cadre de l’accord de Paris, incluent pour partie le recours aux forêts comme « puits de carbone », capables de pomper le CO2 de l’atmosphère.

Les chercheurs ont étudié différentes stratégies de gestion forestière en Europe, qu’il s’agisse de maximiser le stockage de CO2 ou de réfléchir plus de lumière, ainsi renvoyée vers l’espace (des simulations qui en revanche ne prennent pas en compte d’éventuels reboisements ou au contraire déforestations).

« Les quantités de carbone séquestrées pendant 90 ans par les arbres (2 parties par million) seraient faibles comparées à la quantité de carbone relâchée dans l’atmosphère pour le scénario le plus probable (où le réchauffement continuerait sur sa lancée actuelle), soit environ 500 ppm », conclut Guillaume Marie, climatologue à l’Université de Paris-Saclay.

Pour absorber 8 milliards de tonnes de CO2 d’ici 2100, il faudrait que les conifères, espèces les mieux à même de pomper le carbone dans cette région du monde, remplacent les feuillus sur une surface équivalente à l’Espagne. Mais leur couleur plus foncée viendrait annuler ces gains, en alimentant le réchauffement, expliquent les chercheurs.

40 % DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE

Pour l’accord de Paris, l’UE s’est engagée à réduire d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport à 1990, comptant sur les forêts pour environ un quart de cet objectif.

Or dans le même temps, l’Union, qui compte 182 millions d’hectares de forêt, soit 42 % de sa surface, voit ce patrimoine dégradé par les sécheresses, les tempêtes, les insectes ravageurs, et les hommes… En avril, la cour de justice de l’UE a condamné la Pologne, qui accueillera la COP24 en décembre, pour des coupes dans la forêt millénaire.

L’étude recommande aux gouvernements de plutôt concentrer leurs efforts sur la protection de ces écosystèmes, « d’adapter les forêts au climat de demain », afin qu’elles puissent rendre encore leurs services écologiques, économiques ou culturels.

Enfin concernant un éventuel reboisement, « une afforestation massive de l’Europe pourrait significativement réduire les émissions de CO2, mais ce scénario est très peu probable étant donné la densité de population », estime M. Marie.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) MH370, sa trajectoire de vol délibérément masquée ?

11 mai 2021 — Dans la série des « Dossiers inexpliqués » chers à Joslan F.Keller, celui de la disparition du vol MH370, le 8 mars 2014, reste sans nul doute l’un des plus énigmatiques. (Vous pouvez retrouver l’émission ci-dessous) ….Si de nombreuses théories ont été avancées afin de donner une explication plausible, on ne sait toujours pas ce qui s’est réellement passé. Pour Richard Godfrey, l’un des principaux enquêteurs sur l’affaire, il semble de plus en plus probable que l’avion ait été intentionnellement crashé par son pilote pour des raisons inconnues.  Dans un article intitulé « Global Detection and Tracking of Aircraft as used in the Search for MH370 », l’ingénieur aérospatial dit avoir utilisé une nouvelle technologie révolutionnaire appelée Weak Signal Propagation (WSPR), qui est un protocole de communication radio numérique. Développée en 2008 par le prix Nobel de physique et professeur à l’Université de Princeton, Joe Taylor, la technologie WSPR est basée sur des fils virtuels de déclenchement radio et peuvent être comparés à des faisceaux laser invisibles, comme ceux qui pourraient protéger un coffre-fort de banque : « WSPR est comme un tas de fils ou de faisceaux laser, et fonctionnent dans toutes les directions sur l’horizon jusqu’à l’autre côté du globe », explique M. Godfrey.

Dans un premier article sur le sujet, publié le mois dernier sur Airlineratings.com , Richard Godfrey confirmait que cette nouvelle technologie validait la trajectoire de vol du MH370 à partir des données satellitaires, et son emplacement présumé à l’ouest de Perth, à partir de la modélisation de sa dérive, basée sur le débris récupérés.

Selon l’enquêteur, le pilote a fait de grands efforts pour éviter d’être détecté :
« Le pilote du MH370 a évité les itinéraires de vol officiels à partir de 18h00 UTC, et a utilisé des points de cheminement pour naviguer sur des trajectoires de vol non officielles dans le détroit de Malacca, autour de Sumatra et à travers le sud de l’océan Indien…..La trajectoire de vol suit la côte de Sumatra et passe près de l’aéroport de Banda Aceh…..Le pilote semble avoir eu connaissance des horaires de fonctionnement des radars de Sabang et Lhokseumawe. Il savait que pendant les nuits de week-end, en période de faible activités internationales, les systèmes radar ne seraient pas opérationnels ». 

Pour lui les trajectoires de l’avion prouvent que quelqu’un était aux commandes de l’avion. L’enquêteur rajoute : « Le niveau de détail dans la planification des trajectoires implique une volonté de rendre le plan de vol complexe afin d’être exécuté jusqu’à la disparition », a ajouté Richard Godfrey. Il souligne aussi n’avoir trouvé aucune raison exacte à son acte. Ce qui rend toujours aussi mystérieuse cette disparition du MH370. 

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-04T13:08:47+02:004 mai 2021|

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