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ENVIRONNEMENT : du méthane s’échappe du fond de la mer du Nord

5 août 2020 – Dans le fond de la mer du Nord se trouvent plusieurs puits de pétrole et de gaz abandonnés. D’importantes fuites de méthane, qui est en partie responsable de l’effet de serre, ont été constatées autour de ces puits, ce qui représente problème écologique majeur.

En 2013, des bulles de méthane ont été observées en train de s’échapper des fonds de la mer du Nord par des chercheurs du Geomar, institut océanographique allemand. Ils avaient à l’époque conclu qu’il s’agissait de poches de méthane situées à une faible profondeur sous le sol marin. Il s’agirait de la source principale de méthane de la région.

DES TONNES DE MÉTHANE ANNUELLES

Après plusieurs années de recherche, on a plus de précisions. Plusieurs tonnes de méthane s’échappent de la zone chaque année. Une fois à la surface, le méthane atteint l’atmosphère et vient accentuer l’effet de serre déjà important et néfaste.

D’après les calculs de Geomar, la zone laisse s’échapper entre 900 et 3700 tonnes de méthane par an, une véritable catastrophe écologique qui risque de mettre à mal les efforts humains pour réduire l’effet de serre déjà présent et l’évident réchauffement climatique. Mais la situation pourrait être encore pire, dans la mesure où il ne s’agit pas de la seule zone de forage de la région.

LE SERPENT QUI SE MORD LA QUEUE

On sait aussi que d’importantes quantités de méthane sont stockées dans les fonds marins de l’Antarctique. Celles-ci sont emprisonnées dans le sol par le froid de la région. Or la crainte principale des scientifiques est que celles-ci ne finissent par s’échapper. Et c’est bel et bien déjà le cas : à cause du réchauffement climatique, la température des océans augmente et on vient de constater la première fuite de la région en pleine mer de Ross, comme l’explique les scientifiques de l’Université de l’Oregon .

Le méthane dans l’atmosphère créé l’effet de serre qui augmente la température sur Terre, augmentation qui réchauffe les océans, libérant ainsi plus de méthane.

Et le pire reste à venir puisque les chercheurs ont observé ces fuites dans toutes les mers et océans du monde.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-07T18:18:28+02:005 août 2020|

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