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(ENVIRONNEMENT) L’estimation de la population mondiale pour 2100 est revue à la baisse

21 avril 2021 — L’ONU prédisait que la population mondiale atteindrait les 11,2 milliards d’individus. Un chiffre qui inquiète autant les scientifiques que la population en elle-même. Pourtant, une nouvelle étude publiée dans The Lancet estime la population mondiale à 8,8 milliards d’individus « seulement ».

Il semble qu’en 2100, nous ne serons pas aussi nombreux que ce que l’on prévoyait. L’étude publiée mercredi dernier par les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation, indique que la population totale de la planète devrait diminuer d’ici la seconde partie de notre siècle et que nous serons presque 2 milliards de moins que prévu.

UNE BONNE ET UNE MAUVAISE NOUVELLE

Passé l’étonnement de la nouvelle, on s’est penché sur les différents aspects qui en découleraient.

Tout d’abord, cela serait particulièrement bénéfique pour l’environnement. Nous serions en effet moins nombreux à nourrir, donc la production agricole ne serait pas autant sollicitée que si nous étions 11 milliards. De même, nous ne prendrions pas autant de place sur Terre et les émissions de CO2 seraient moindres par rapport à ce qu’elles pourraient être.

Pourtant, le vieillissement de la population nous confrontera à de nouveaux problèmes auxquels il va falloir faire face. Il faudra réorganiser notre économie, notre fonctionnement sociétal et communautaire, jusque dans nos propres familles.

Il ne s’agit là que de projections qui pourraient changer en cas de modifications politiques venant de certains des pays du globe.

MINISME ET POPULATION MONDIALE

Toujours selon cette étude, le déclin de la population sera en partie due à l’augmentation de l’éducation des filles et le meilleur accès à des méthodes de contraception. Ces deux paramètres permettront aux femmes d’avoir un meilleur contrôle de leurs vies, d’accéder à des niveaux d’études et des postes supérieurs, mais cela engendrerait également un déclin de la natalité.

Le taux de natalité étant actuellement de 2,37 enfants par femme, il devrait, selon les prédictions, chuter à 1,66, ce qui accélèrerait grandement le vieillissement de la population. Pour que celle-ci se maintienne, il faudrait que ce taux ne passe pas au-dessous des 2,1.

UN CHANGEMENT POLITIQUE QUI INVERSE LA DONNE

Cependant, et les scientifiques le répètent, il s’agit là d’une projection et tout peut changer en fonction de plusieurs critères.

Si des pays tels que la Chine ou les USA décidaient de modifier leurs politiques et/ou géopolitiques, les données changeraient drastiquement. Qui plus est, ces projections dépendent également de l’évolution du taux de mortalité dans le monde ainsi que des flux migratoires.

Les scientifiques expliquent qu’il va falloir s’adapter à ces changements profonds, s’ils se produisaient, mais que cela ne doit en aucun cas être un frein à la progression des droits des femmes ni à l’amélioration de leur santé reproductive. Il faudrait au contraire améliorer les politiques sociales afin de permettre aux femmes de travailler comme elles le souhaitent tout en ayant la possibilité d’avoir des enfants.

Rédaction btlv.fr

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-21T16:36:41+02:0021 avril 2021|

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