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(ENVIRONNEMENT) Le plus gros iceberg de la planète a volé en éclats

24 février 2021 – Mi septembre, le GEUS (Geological Survey of Denmark and Greenland) avait annoncé que le glacier principal du Groenland venait de perdre un bloc de glace de 113 kilomètres carrés (superficie de Paris : 105,40 km2). Grâce à des images satellites, les scientifiques avaient pu avoir la validation de leurs inquiétudes. Le processus de libération des icebergs reste tout à fait naturel même si un cycle de désintégration particulier s’est enclenché en Antarctique. Le phénomène n’est pas forcement attribuable au réchauffement, d’ailleurs l’analyse des fonds marins met en évidence que les icebergs de cette taille sont extrêmement rares à l’échelle de milliers d’années. Cependant, la fragilisation des glaciers de l’Antarctique peut avoir comme conséquence de faire monter le niveau des océans de plusieurs dizaines de centimètres d’ici à 2100.

L’iceberg A68 poussé par le courant circumpolaire antarctique © Université de Swansea

Début décembre, un morceau de glace mesurant plus de 50 cinquante fois la ville de Paris (un des cinq plus grands icebergs observés) débarquait dans l’Atlantique Sud. Ce dernier commence à se diviser en glaçons géant. Cet iceberg colossal de 175 km de longueur, 50 km de largeur et épais de 232 mètres provient du nord-ouest de la mer de Weddell. Il s’était détaché de la barrière de glace Larsen C en juillet, et a voyagé sur 1 500 km pour atteindre l’Atlantique Sud où les températures ont engendré des fissures – 760 m3 d’eau douce par seconde ont été libérés – avant qu’ils ne partent en morceaux. Ghislain Picard, de l’Institut des géosciences de l’environnement à Grenoble mentionne que « la barrière de glace Larsen A s’était désintégrée en 1995, puis la Larsen B en 2002, et maintenant la Larsen C. Il explique que  » c’est pendant les fêtes de fin d’année que la désintégration de l’iceberg a eu lieu, les morceaux menaçant alors l’île de Géorgie du Sud. Geraint Tarling, écologue au British Antarctic Survey précise :  » L’eau de fonte douce et très froide qu’ils libèrent, nuira au développement des phytoplanctons, qui sont à la base de la chaîne alimentaire… » et  » En raclant les fonds marins de cette zone, ces épais icebergs vont écraser des écosystèmes d’une diversité incroyable, comparable à celle des îles Galápagos » : des manchots, des éléphants de mer et des otaries. Thierry Raclot, biologiste à l’université de Strasbourg indique que c’est  » au moment même du pic de reproduction, qui correspond à un gros effort de recherche alimentaire pour nourrir les jeunes  » et qu’on peut s’attendre à des  » échecs de reproduction massifs pour la plupart des espèces. »
 
Thierry Penin (rédaction btlv.fr)
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(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-02-24T18:10:45+01:0024 février 2021|

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