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(ENVIRONNEMENT) L’homme va finir par tout bousiller sur la Terre!

16 avril 2021 — Depuis son apparition sur Terre, l’homme ne cesse de détruite les écosystèmes. Récemment on pensait que 20 à 40% des terres avaient été épargnées. D’après de nouveaux calculs, seules 3% des terres n’auraient pas été touchées par l’homme.

La présence  humaine sur un territoire provoque toujours l’extinction d’une ou deux espèces, ce qui déclenche une chaîne de changements pouvant être désastreux.

LA POLLINISATION EN DANGER

Le Serengeti (une écorégion d’Afrique de l’Est) a la même apparence aujourd’hui qu’il y a des centaines d’années. Les lions, hyènes et autres prédateurs continuent de poursuivre les troupeaux de gnous, les empêchant de manger trop de végétation. Cette variété d’arbres et d’herbes permet à d’autres espèces de vivre, des inséparables de Fisher aux coléoptères sur fumier. À leur tour, ces espèces transportent des graines ou du pollen, ce qui permet aux plantes de se multiplier. Il y a des hommes ici, mais ils sont heureusement peu nombreux. Dans l’ensemble, il s’agit d’un excellent exemple de ce que les biologistes appellent un écosystème écologiquement vierge. Et ces endroits malheureusement disparaissent.

Les inséparables de Fisher

DES ESPÈCES DISPARUES OU DIMINUÉES

La grande majorité des terres , c’est-à-dire  97%  ne peut plus être considérée comme écologiquement vierge, selon une nouvelle  étude des écosystèmes de la Terre . Au cours des 500 dernières années, trop d’espèces ont disparu ou leur nombre a considérablement diminué.

Les chercheurs ont découvert que parmi les écosystèmes intacts, seulement 11% environ sont des aires protégées. La plupart de nos habitats intacts sont situés dans les latitudes nordiques, dans les forêts du Canada ou dans la toundra du Groenland, où il y a peu de biodiversité. Mais il existe de tels endroits intacts dans les forêts tropicales d’Amazonie, du Congo et d’Indonésie.

 Forêt amazonienne

«Ce sont les derniers endroits sur Terre où aucune espèce que nous connaissons n’a disparu», déclare le scientifique environnemental Oscar Venter de l’Université du nord de la Colombie-Britannique à Prince George, qui n’a pas participé à l’étude.

Les estimations précédentes du nombre d’habitats intacts étaient plus optimistes, allant de 20 à 40 pour cent. Mais au cœur de ces études se trouvaient des images de l’espace. En attendant, un écosystème désertique peut se cacher sous la canopée immaculée de la forêt. «La chasse, l’impact des espèces envahissantes, le changement climatique peuvent tous nuire aux écosystèmes, mais ces facteurs ne sont pas facilement détectés à l’aide de satellites», explique le biologiste environnemental Andrew Plumptre de l’Université de Cambridge. Le Serengeti, avec moins ou pas de lions et de hyènes, peut sembler intact de l’espace.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-16T10:50:15+02:0016 avril 2021|

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