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11 juin 2018 : En 2020, Plastic Odyssey, un catamaran de 25 mètres propulsé uniquement grâce à des déchets plastiques entamera un tour du monde de trois années au large des côtes les plus polluées du monde afin de promouvoir le reclycage du plastique.

Le bateau coule, c’est le cas de le dire. Aujourd’hui, l’océan contient plus de 165 millions de tonnes de plastiques. Chaque jour, ce sont près de 30 000 tonnes de déchets plastiques qui sont jetées à la mer. 99 % de ces déchets se décomposent en microparticules aux effets dévastateurs sur la faune et la flore des océans. Des chiffres alarmants qui ne laissent rien présager de bon, d’autant qu’on annonce qu’en 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans.

Face à ce constat, deux ingénieurs issus de la marine marchande, Simon Bernard et Alexandre Dechelotte, ont décidé de répondre en créant un bateau unique au monde qui récupère les déchets plastiques et les transforme en carburant. Le projet s’appelle Plastic Odyssey, un catamaran de 25 mètres propulsé uniquement grâce au plastique. Le navire est conçu pour une consommation énergétique optimale : panneaux solaires pour alimenter les équipements électroniques, coque profilée, routage météo et système de contrôle de l’énergie.

@ Crédit photo IMOS – Ship As A Service

FAIRE « COMME LES ABEILLES »

En 2020, le vaisseau prendra le départ d’un tour du monde de près de 3 ans au large des côtes les plus polluées du mondes : à chacune des 44 escales prévues, les déchets seront ramassés à terre puis triés à bord. Le plastique non-recyclable sera converti en carburant pour alimenter les moteurs du navire.

« Il est impossible de dépolluer les océans à cause des microplastiques qui restent au fond ! Seul 1 % flotte et pourrait être récupéré. Il faut donc prendre le problème à l’envers, en réduisant la pollution plastique des côtes. Et ce n’est pas en construisant de grosses usines qu’on va y arriver, mais au contraire en tissant un réseau mondial de micro–entreprises du recyclage qui traitent le plastique. Comme les abeilles ! C’est pourquoi nos technologies doivent être de taille réduite, libres de tout brevet, réparables facilement, et enfin low tech : robustes, simples, sans capteurs inutiles, faciles d’utilisation. Mais surtout elles donnent de la valeur à tous les déchets. Or, s’ils ont une valeur, ils ne seront plus laissés à l’abandon », explique Simon Bernard (26 ans), co-fondateur du projet, dans un entretien pour Paris Match. Larguez les amarres !

Thibault Girardet (rédaction btlv/source Plastic Odyssey)