fbpx

(ESPACE) À Châteauneuf-du-Pape , les OVNIs seront mis en fourrière

20 novembre 2020 — La France est-elle prête à accueillir des extra-terrestres et leurs soucoupes ? À Arès en Gironde, la municipalité a construit en 1976 un ovniport ! – voir l’article que nous avons publié en juillet dernier  – .

Ce n’est pas la même histoire à Châteauneuf-du-Pape où depuis 1954, le maire de la commune, Lucien Jeune, a pris un arrêté de police prohibant « le survol, l’atterrissage et le décollage d’aéronefs, dits “soucoupes volantes” ou “cigares volants” » sur le territoire communal.

LA VAGUE D’OVNIS DE 1954

Selon des ufologues on dénombrerait plus de 1700 signalements d’observations d’Ovnis pour la seule année 1954 en France, dont une majeure partie recensée aux mois de septembre et octobre.

C’est sans doute pour cette raison que le maire a pris cet arrêté le 29 octobre 1954 :

Art.1. Le survol, l’atterrissage et le décollage d’aéronefs, dits soucoupes volantes ou cigares volants, de quelque nationalité que ce soit, sont interdits sur le territoire de la commune.

Art 2. Tout aéronef, dit soucoupe volante ou cigare volant, qui atterrira sur le territoire de la commune, sera immédiatement mis en fourrière.

Art 3. Le garde champêtre et le garde particulier sont chargés, chacun, en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

Cet arrêté a permis à la commune de Châteauneuf-du-Pape d’être citée dans le monde entier.

TOUJOURS EN VIGUEUR DEPUIS 66 ANS

En 2016, le fils de Lucien Jeune, Élie Jeune, raconte : « Mon père a eu cette idée d’arrêté lors d’un congrès avec d’autres maires de France. À l’époque, on parlait beaucoup d’extra-terrestres et d’Ovnis ; c’était à la mode. Des histoires formidables circulaient. Mon père a eu l’idée de s’en servir pour faire de la publicité à Châteauneuf. C’était un coup de pub génial… et gratuit ».

Pourtant, toujours en 2016 le maire de la commune refuse d’abroger cet arrêté toujours en vigueur, car cela fait parler de sa commune. Cependant, la reproduction de l’arrêté manuscrit publiée sur le site web de la mairie présente plusieurs traits (anachronismes, absence de signature) qui peuvent jeter un doute sur son authenticité et par contrecoup sur la réalité de l’arrêté lui-même.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-20T17:25:39+01:0020 novembre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser