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(ESPACE) À la recherche d’un langage universel pour communiquer avec les E.T.

22 janvier 2021 — Mais au fait, si l’on entrait en contact avec une civilisation d’aliens, dans quelle langue communiquerions-nous ? Une question brillamment évoquée par le réalisateur québécois Denis Villeneuve dans le film « Premier Contact », et qui turlupine d’autres chercheurs, comme Douglas Vakoch, qui aimerait utiliser la communication humaine comme modèle d’exolangage.

Douglas Vakoch est ce que l’on pourrait appeler « un acharné ». Dès l’âge de 15 ans, ce psychologue américain écrivait ses premières missives interstellaires. Aujourd’hui, devenu président du METI ( Messaging to Extra-Terrestrial Intelligence), une organisation née en 2015 suite à la réunion annuelle de l’Association américaine pour l’avancement des sciences, il planche activement sur une messagerie extraterrestre. Ainsi, l’organisation a déjà envoyé plusieurs messages en direction de différentes étoiles comme Altair, Spica ou encore Polaris.

Le 29 mai dernier, dans le cadre d’un événement intitulé « Language in the Cosmos », Douglas Vakoch et d’autres chercheurs et linguistes ont décidé de passer à la vitesse supérieure en annonçant vouloir créer une langue humaine universelle pour faciliter la communication avec d’éventuels extraterrestres. Si les astronomes ne réussissent pas à avoir un contact avec des aliens, c’est parce qu’ils considèrent les messages venant de la Terre comme des bruits spatiaux. Ainsi, une langue universelle, compréhensible pour les extraterrestres et les humains, est nécessaire, estime le président du METI, dont l’initiative est tout de même critiquée par une bonne partie de la classe scientifique. Beaucoup lui reprochent de faire courir des risques inconsidérés à notre monde en lançant des messages à travers l’espace, des messages susceptibles de révéler la position de notre planète à un éventuel envahisseur.

UNE GRAMMAIRE ÉTENDUE À LENSEMBLE DE LA GALAXIE

Présent lors de l’évènement, Noam Chomsky, père de la linguistique moderne, qui a toujours affirmé que si un Martien visitait un jour la terre, il penserait que tous les humains parlent la même langue tellement nos dialectes ont l’air semblables. La question est donc de savoir si cette grammaire peut s’étendre à l’ensemble de la galaxie.Les membres du METI ont donc commencé à cibler une exoplanète autour de l’étoile de Luyten à « seulement » 12 années-lumière de notre système solaire dans le but de leur envoyer des messages inspirés du langage et des mathématiques avec une sorte d’arithmétique de base. Les ingénieurs du METI sont persuadés que les extraterrestres savent que « 1 + 1 = 2 ». Autant dire que le chemin est encore long, ce qui ne semble pas décourager Douglas Vakoch, déterminé à l’idée d’explorer toutes les pistes en s’inspirant par exemple des recherches sur la communication animale ou sur l’archéologie qui sait décrypter les témoignages de civilisations disparues.

À revoir sur btlv.fr l’émission consacrée au film “Premier contact” (réservé aux abonnés)

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(MYSTÈRE) Des internautes découvrent un message secret dans le parachute du rover « Perseverance »

24 février 2021 – Des détectives du web affirment avoir réussi à décoder un message secret, caché dans les motifs du parachute qui a aidé le rover « Perseverance », de la NASA à atterrir en toute sécurité sur Mars.

Les utilisateurs des réseaux sociaux Reddit et Twitter ont remarqué que le motif rouge et blanc sur le parachute avait l’air d’avoir été ajouté délibérément. Certains internautes ont alors émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un code secret. Un code se servant de l’écriture informatique binaire. Afin de vérifier cela, ils ont choisi d’interpréter le sens du motif, en remplaçant ses parties rouges par le chiffre 1, le blanc représentant le zéro.

Photo de l’intérieur du parachute, prise par le rover Perseverance. ©NASA

UNE PHRASE SIGNÉE THEODORE ROOSEVELT

A partir de photos prises à l’intérieur du parachute, les internautes affirment que l’expression « osez des choses grandioses » (« dare mighty things ») utilisée comme devise par le centre de recherches spatiale de la NASA : le « Jet Propulsion Laboratory » ; a été codée sur l en utilisant un motif représentant des lettres sous forme de code informatique binaire.

Cette phrase est extraite d’un discours prononcé par le président américain Theodore Roosevelt, en 1899 dans lequel il affirme qu’«il vaut mieux oser des choses grandioses, remporter des triomphes glorieux, plutôt que de se ranger parmi ces pauvres esprits qui ne jouissent ni ne souffrent beaucoup, car ils vivent dans un crépuscule gris qui ne connaît ni victoire ni défaite. »

Chacun des anneaux concentriques du motif du parachute représentent un des mots du message secret. Les zéros et les uns doivent être divisés en morceaux de 10 caractères, auxquelles il faut rajouter 64, afin d’obtenir le code ASCII (norme informatique de codage de caractères), de chaque caractère.

Par exemple, sept bandes blanches, une bande rouge et deux autres bandes blanches représentent 0000000100, le code binaire binaire pour le chiffre. En ajoutant, 64 à ce résultat, cela donne 68, le code ASCII correspondant à la lettre D, en majuscules.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-22T14:13:48+01:0022 janvier 2021|

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