fbpx

(ESPACE) Atterrissage réussi pour le rover Perseverance sur Mars

19 février 2021 — Le rover Mars de la NASA, appelé Perseverance, a atterri avec succès sur Mars, il est le cinquième vaisseau spatial américain à atterrir sur la planète rouge, mais le premier à afficher comme objectif de trouver, dans les années à venir, une preuve de vie passée sur la planète rouge.

Le processus d’atterrissage a été  complètement autonome. Il faut plus de 11 minutes pour recevoir un signal radio depuis Mars et il est tout simplement impossible de le contrôler depuis la Terre. Au moment où l’équipe de contrôle a reçu un signal indiquant que le vaisseau spatial est entré dans l’atmosphère, le rover avait déjà réussi son atterrissage.

Un atterrissage qui a été suivi en direct et relayé dans le monde entier. La descente et l’atterrissage du rover ont commencé lorsque Perseverance a atteint les couches supérieures de l’atmosphère martienne. Sa vitesse était de 20 000 km / h, puis a chuté à environ 3,2 km / h. Le rover à l’aide de trois parachutes a atterri dans le cratère Jezero.

UNE COLLABORATION NASA ET ESA

Perseverance étudiera les propriétés des roches sédimentaires sur Mars, en collectera des échantillons et les placera dans un compartiment installé à bord. Les minéraux collectés par le rover reviendront sur Terre par une mission spéciale conjointe de l’Agence spatiale européenne (ESA) et de la NASA, qui se rendra sur Mars vers 2026.

Perseverance a été lancé le 30 juillet 2020 par une fusée Atlas V  de Cap Canaveral, en Floride. L’appareil est équipé d’instruments scientifiques, de caméras pour filmer et de micros pour l’enregistrement sonore, d’un drone et d’un système de navigation autonome qui lui permettra de naviguer sur les terrains difficiles.

Le rover est également équipé d’une plate-forme de forage pour le carottage des roches et du sol martiens.

Le Rover Perseverance quelques minutes après l’atterrissage ©NASA

LE PREMIER  HÉLICOPTÈRE SUR  MARS

Les premiers mois de la mission ne seront toutefois pas consacrés à ce premier objectif  de trouver des traces de vie ancienne. Une fois le bras robotique de plus de deux mètres déployé et toute une série de vérifications faites, la NASA veut d’abord prouver, dans quelques semaines, qu’il est possible de faire voler un engin motorisé sur une autre planète.

Un hélicoptère, baptisé Ingenuity, devra arriver à s’élever dans un air d’une densité équivalente à 1% de celle de l’atmosphère terrestre. Deux micros devraient par ailleurs déjà avoir enregistré du son martien pour la première fois – ce qui devrait être confirmé d’ici ce matin.

VERS LA PRODUCTION D’OXYGÈNE AUTONOME

La NASA fera aussi l’expérience de production d’oxygène directement sur place, grâce à un instrument de la taille d’une batterie de voiture fonctionnant un peu comme une plante, en aspirant le dioxyde de carbone de l’atmosphère martienne. Cet oxygène pourrait servir à de futurs colons humains pour respirer, mais aussi de carburant.

Un autre rover américain, Curiosity, est toujours en activité ailleurs sur la planète rouge.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) Les Extraterrestres pourraient bien nous observer

24 juin 2021 : Vous aurez remarqué que lorsque l’on parle de la vie ailleurs dans l’univers, on parle d’une vie extraterrestre, sans jamais évoqué la possibilité que ces mêmes E.T puissent la rechercher également. Pourtant, si la vie existe ailleurs, on peut imaginer que les chercheurs qui y vivent puissent rechercher eux aussi une vie qui leur serait exogène. Dans ce cadre-là, une étude révèle qu’il existe plus de 1700 systèmes stellaires dans lesquels les extraterrestres, s’ils existaient, auraient pu repérer la Terre. Une recherche poussée montre qu’il existe actuellement 1004 systèmes stellaires en mesure d’observer notre planète croiser devant le soleil, et c’est dans ce cadre que les astronomes identifient actuellement les exoplanètes de notre point de vue ici sur Terre. Souhaitant alors encore plus loin l’astrophysicienne Lisa Kaltenegger s’est demandé comment la position, en constante évolution, des étoiles dans l’espace pourrait avoir un impact sur ce nombre.

UNE BASE DE DONNÉES IMPORTANTE

Pour avancer dans cette réflexion, les chercheurs ont pu consulter une importante base de données créée par l’Agence spatiale européenne qui cartographie le mouvement d’un nombre impressionnant de 331 000 étoiles situées à environ 325 années-lumière du soleil.

En prenant à titre d’exemple et pour référence l’idée que les civilisations sont apparues sur Terre pour la première fois il y a environ 5 000 ans, les scientifiques en ont conclu qu’il y avait 1 715 systèmes stellaires qui auraient été en mesure de détecter notre planète à un moment donné pendant cette période. D’autre part, prenant en compte que 313 de ces systèmes se sont depuis déplacés dans une région de l’univers où ils ne peuvent désormais plus nous voir, 319 autres pourront découvrir la Terre dans les 5 000 prochaines années.

UNE VIE INTELLIGENTE PEUT CAPTER NOS ÉMISSIONS RADIO 

Dans ce cadre et en réduisant les possibilités qu’une espèce réelle de vie intelligente nous trouve ici sur Terre, les scientifiques ont déterminé qu’il existe 75 systèmes stellaires qui se trouvent à moins de 100 années-lumière de notre planète et qui, par conséquent, auraient pu capter des émissions de radio émanant de notre planète depuis que les humains ont développé cette technologie il y a 100 ans. Ces mêmes scientifiques pensent que 29 de ces régions possèdent des planètes rocheuses sur lesquelles le développement de la vie aurait été possible. Dans les endroits où des exoplanètes ont déjà été confirmées, les chercheurs ont trouvé sept de ces systèmes stellaires au sein des 2 034 répertoriés. Trois d’entre eux sont actuellement en mesure de voir notre planète.

Dans un communiqué de presse (en anglais) détaillant les résultats de cette étude, l’astrophysicienne Lisa Kaltenegger déclare :  « Notre analyse montre que même les étoiles les plus proches passent généralement plus de 1 000 ans dans une région d’où elles peuvent voir la Terre….si nous supposons que l’inverse est vrai, cela fournit une chronologie saine pour que les civilisations nominales identifient la Terre comme une planète intéressante ». Prenant en compte la jeunesse de notre conquête spatiale la chercheuse rajoute « on peut imaginer que les mondes au-delà de la Terre qui nous ont déjà détectés font les mêmes plans pour notre planète et notre système solaire ». Décidément, il n’a jamais été autant question de la vie extraterrestre. Les plus croyants en la réalité de la vie ailleurs sont persuadés que l’on nous y prépare.  

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-02-21T11:46:12+01:0019 février 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser