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(ESPACE) Dans l’Univers la vie commencerait avant la naissance des étoiles

12 mai 2021 — Les conditions de vie apparaissent avant même la formation des planètes, c’est la conclusion à laquelle sont parvenus les scientifiques qui ont découvert du méthanol dans un nuage de poussière et de gaz autour de la jeune  étoile HD 100546.

La température du nuage autour de l’étoile est trop élevée pour que le méthanol s’y forme, et une molécule organique aussi complexe est probablement née dans le nuage interstellaire avant la naissance de l’étoile. Cette découverte prouve que l’espace interstellaire a déjà les ingrédients pour que la vie commence.

«C’est assez intéressant – en principe, ce composé organique peut être présent sur toutes les planètes qui se forment autour d’étoiles de tout type», explique l’astrochimiste Viviana Guzman de l’Université pontificale catholique du Chili à Santiago.

Un nuage de gaz et de poussière en forme de disque qui contient déjà du méthanol

LACCOUCHEMENT DUNE ÉTOILE NEST PAS SIMPLE

Des molécules organiques complexes ont déjà été observées dans des nuages ​​interstellaires de gaz et de poussière, mais les astronomes ne savaient pas si la matière organique pouvait survivre à la formation d’un disque protoplanétaire.

«La formation d’étoiles n’est pas un processus facile», déclare l’astronome Alice Booth de l’Université de Leiden aux Pays-Bas. « Le rayonnement de l’étoile et les ondes de choc peuvent détruire les molécules qui se trouvaient dans le nuage interstellaire. »

Alice Booth et ses collègues ont observé un nuage de poussière et de gaz autour de la jeune étoile brillante HD 100546, à environ 360 années-lumière. Dans ce document, les scientifiques ont découvert du méthanol, qui est considéré comme le matériau essentiel de l’apparition de la vie, car il est nécessaire à la formation d’acides aminés et de protéines.

Le méthanol n’a pas pu se former dans le disque car cette molécule est formée par l’interaction de l’hydrogène avec la glace de monoxyde de carbone, qui gèle à des températures inférieures à –253 degrés Celsius. Le disque autour de HD 100546 est beaucoup plus chaud. Ainsi, le disque doit avoir reçu du méthanol du nuage interstellaire qui a formé l’étoile, ont déclaré les chercheurs.

«C’est la première preuve d’une chimie intéressante qui se produit au début de la formation des étoiles», déclare l’astrochimiste Karin Oberg de l’Université de Harvard, qui n’a pas participé à l’étude. Elle conseille de rechercher du méthanol et d’autres molécules organiques dans des disques autour d’autres jeunes étoiles pour « voir s’il s’agit d’un cas isolé ».

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-05-12T14:59:16+02:0012 mai 2021|

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