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(ESPACE) De mystérieux signaux radios ont été détectés au centre de la galaxie

14 octobre 2021 – Des astronomes de l’université de Sydney ont découvert des signaux radio inhabituels provenant du centre de la galaxie. Ces mystérieux signaux proviendraient d’une nouveau type d’objet stellaire jusqu’ici inconnus.

Les astronomes ont nommé l’objet à l’origine des signaux ASKAP J173608.2–321635 ou l’objet d’Andy. C’est une équipe de chercheurs de l’université de Sydney qui l’a découvert en premier au total, ils l’ont localisé à six reprises entre janvier et septembre 2020 grâce au radiotélescope Australian Square Kilometre Array Pathfinder (ASKAP). ll l’ont décrit comme une formation lumineuse qui avait à chaque fois une taille différente. Depuis ils l’ont observé avec un radiotélescope plus performant, le MeerKAT situé en Afrique du Sud. Ce qui leur a permis d’en déduire que ces signaux pourraient indiquer l’existence d’un nouveau type d’objet cosmique.

UN OBJET INCONNU À L’ORIGINE DE CES SIGNAUX

Pour les astronomes, il est clair que cet objet est différent de tous les types d’objets astronomiques que nous connaissons actuellement. Comme le souligne le chercheur David Kaplan “Nous avons examiné toutes les autres longueurs d’onde possibles, de l’infrarouge aux rayons X en passant par l’optique, et nous n’avons rien vu. Cela ne semble donc pas correspondre à un type d’étoiles que nous comprenons”. Cependant plusieurs théories ont été évoquées, ils pourraient s’agir d’une étoile de faible masse ou de faible luminosité ou d’un pulsar, d’un magnétar voir même d’activité radio inconnue émanant du centre de la galaxie. Ce qui surprend également avec cet objet c’est qu’il n’a pas les longueurs d’onde infrarouges d’une étoile de faible masse ou les pulsations régulières d’un pulsar. Ainsi les chercheurs sont pour le moment incapable de définir l’origine de ces signaux radios mais espèrent pouvoir percer ce mystère grâce à des radiotélescopes plus puissants qui seront mis en service dans les années à venir.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-15T16:04:49+02:0014 octobre 2021|

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