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(ESPACE) Des « feux de camp » pour réchauffer la couronne du soleil

5 mai 2021 — Une multitude de « feux de camp » chauffant la couronne du soleil pourrait expliquer comment sa température dépasse de très loin celle de sa surface, une véritable énigme physique que tente de percer la sonde Solar Orbiter.

A ce jour « on n’a pas d’explication cohérente à ce phénomène », dit l’astronome Frédéric Auchère, de l’Institut d’astrophysique spatiale.

Cela fait plus de 70 ans que ça dure, quand on s’est aperçu que la couronne solaire -l’atmosphère du soleil, dont le disque blanc chauffe la Terre- dépassait le million de degrés Celsius alors que la température de surface du soleil culmine à quelques 5.500 degrés.

« Quand on s’en éloigne, la température baisse un peu, comme un radiateur qui chauffe moins quand on s’en écarte », mais très vite, cette température remonte très haut, raconte l’astronome, qui co-signe deux études sur le sujet à paraître dans Astronomy & Astrophysics.

C’est là qu’entre en jeu Solar Orbiter, la sonde de l’Agence spatiale européenne et de la NASA  qui a pris l’an dernier ses premières images du soleil. Une observation de cinq minutes qui visait simplement à vérifier le bon fonctionnement de ses instruments.

© NASA

Prises à environ 77 millions de kilomètres du Soleil, à mi-distance entre la Terre et son astre, elles ont montré un phénomène nouveau: de mini-éruptions solaires, omniprésentes à la surface, baptisées « feux de camp ».

Depuis, une équipe de scientifiques européens, américain et russe, a eu accès aux données calibrées, c’est-à-dire « propres », prises par un instrument de la sonde qui prend des images dans l’extrême ultra-violet.

Grâce à lui, on « a pu voir des structures très fines dans l’atmosphère du soleil », explique M. Auchère, et déterminer qu’il s’agit de « copies à petite échelle d’évènements plus gros qu’on connaissait déjà ».

D’une longueur observée de 400 à 4.000 km (minuscule à l’échelle du Soleil), ils surgissent entre 1.000 et 5.000 km au-dessus de la surface du soleil – la photosphère. Éphémères, ils se manifestent sur des durées très courtes, allant de 10 à 200 secondes. Mais en atteignant dans ce laps de temps très court une température « coronale », de plus d’un million de degrés Celsius.

Les scientifiques supposent qu’ainsi « l’atmosphère serait chauffée par cette myriade de petits flashs se produisant un peu partout », explique M. Auchère qui a co-signé son étude avec David Berghmans, de l’Observatoire royal de Belgique, et David Long, du Laboratoire britannique de sciences de l’espace Mullard.

Rédaction btlv.fr avec AFP

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(CIVILISATION) Des peuples anciens vivaient sur le site du « Stonehenge » lieux de sacrifices humains violents

15 juin 2021 — Le « Stonehenge » d’Allemagne, un site ancien connu pour son utilisation rituelle et ses enterrements humains horribles, servait également un autre objectif : certaines personnes l’appelaient leur chez-soi, selon les archéologues qui y ont récemment trouvé des preuves d’habitations résidentielles.

Les archéologues ont mis au jour les restes de deux maisons, ainsi que 20 fossés et deux sépultures humaines lors de fouilles qui ont commencé en mai, a rapporté Heritage Daily . Encouragés, ils ont continué à creuser et ont trouvé d’autres maisons, portant le total à 130 habitations découvertes sur le site.

Les fouilles sont en cours, mais les chercheurs espèrent que ces découvertes et d’autres feront la lumière sur la relation entre l’espace rituel et l’aspect résidentiel du site, selon Heritage Daily.

Les chercheurs connaissent Stonehenge au Royaume-Uni depuis des siècles, mais les archéologues n’ont pris connaissance du henge allemand – un monument préhistorique circulaire construit avec des marqueurs en bois ou en pierre – qu’en 1991, lorsque des personnes survolant le site en avion l’ont remarqué.

Le henge allemand est situé près du village de Pömmelte, à environ 85 miles (136 kilomètres) au sud-ouest de Berlin, ce qui lui a valu le nom de Ringheiligtum Pömmelte, qui signifie en allemand « Ring Sanctuary of Pömmelte ». Les poteaux en bois du sanctuaire étaient autrefois disposés en plusieurs cercles concentriques, le plus grand mesurant environ 115 mètres (380 pieds) de diamètre, a précédemment rapporté Live Science . Cela signifie que Ringheiligtum Pömmelte était légèrement plus grand que Stonehenge au Royaume-Uni, qui s’étend sur un peu plus de 100 m de diamètre, selon English Heritage , une organisation caritative qui aide à protéger des centaines de sites historiques en Angleterre.

Alors que Stonehenge au Royaume-Uni détient d’anciennes sépultures incinérées , les archéologues ont trouvé des sépultures plus macabres sur le site allemand, y compris des sépultures contenant les os brisés d’enfants, d’adolescents et de femmes, qui peuvent avoir été brutalement tués dans le cadre de rituels de sacrifice humain, selon une étude publiée en 2018 dans la revue Antiquity . Les excavatrices ont également précédemment trouvé des haches, des récipients à boire, des ossements d’animaux abattus et des moulins à pierre connus sous le nom de querns enterrés sur le site allemand, selon l’étude de l’Antiquité.

Cependant, la nouvelle découverte est la première instance d’une zone résidentielle sur le site, qui date de la fin de la période néolithique (fin de l’âge de pierre) au début de l’âge du bronze, ou d’environ 2300 avant JC jusqu’en 2050 avant JC, quand elle a été détruite.

Les archéologues prévoient de poursuivre les fouilles à Ringheiligtum Pömmelte en octobre 2021, a rapporté Heritage Daily. D’après ce qu’ils savent à ce jour, les archéologues pensent que Ringheiligtum Pömmelte a accueilli des célébrations d’événements astronomiques, tels que les solstices et les équinoxes , et a servi de centre pour les enterrements et les rituels. Maintenant, il semble que c’était aussi une ferme pour les anciens habitants.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-05T15:21:42+02:005 mai 2021|

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