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(ESPACE) Des souris sur la Lune pour préparer l’arrivée des cosmonautes russes !

30 avril 2021 — Roskosmos l’agence spatiale russe a décidé du développement d’un vaisseau spatial de nouvelle génération appelé Vozvrat-MKA-L pour envoyer des animaux sur la lune.

La Russie qui a décidé de quitter l’ISS et de construire sa propre station, ambitionne également de se poser sur la Lune et pour cela il est nécessaire d’effectuer des recherches biomédicales.

Selon un article de RIA Novosti, ce vol vers la Lune permettra de comprendre comment les voyages interplanétaires affectent le corps humain.

Les travaux préliminaires doivent s’achever le 15 novembre 2022 et l’année suivante , les experts devront présenter le fonctionnement et la conception de cet appareil. Auparavant, seuls les satellites biologiques Vozvrat-MKA et Bion-M devaient effectuer ces recherches : le lancement du premier d’entre eux devrait avoir lieu après 2025 et atteindre une orbite jusqu’à 200 000 kilomètres de la Terre, le second se positionnera à 800 kilomètres en 2023.

Les passagers du Vozvrat-MKA, comme l’a dit Vladimir Sychev, directeur adjoint de la science de l’Institut des problèmes biomédicaux de l’Académie russe des sciences, seront 20 souris. La sonde Bion emmènera des souris, des reptiles, des insectes, des plantes et des micro-organismes dans l’espace – il sera équipé d’instruments qui permettront de surveiller le comportement des animaux en temps réel, ainsi que d’un système de liaison radio  mis au point par la société Russian Space Systems.

Les missions Bion sont une série d’engins spatiaux conçus pour la recherche médicale et biologique. Le premier appareil de ce type, appelé « Cosmos-605 », a été lancé en 1973. En 2013, le premier satellite de la série Bion-M a atteint une orbite avec des souris, des gerbilles mongoles, des geckos, des escargots, des plantes et des colonies de divers micro-organismes.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-02T10:28:14+02:0030 avril 2021|

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