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(ESPACE) Existe-t-il un univers miroir derrière le Big bang ?

9 février 2021 – Et si la thèse du cosmologiste Stephen Hawking ou de l’astrophysicien Grenoblois Aurélien Barrau était démontrée ? L’existence d’un univers parallèle appelé « multivers » est possible théoriquement. En effet, la physique quantique ou encore la relativité générale admettent la possibilité d’un ou de plusieurs multivers. Le problème actuel, et qui pourrait perdurer longtemps, est que nous n’avons aucune preuve observationnelle de cette idée digne d’un film de science-fiction. Philippe Brax, spécialiste de l’inflation au CEA souligne : « Il faudrait que dans le passé, notre Univers ait été en connexion causale avec un autre Univers, et en ait conservé la trace. Or, rien n’est moins sûr ». »

Pourtant, en 2016, un ballon-sonde stratosphérique de la NASA (expérience Anita) avait détecté 3 neutrinos de très haute énergie, signaux inexpliqués d’un possible autre univers, d’après certains chercheurs. Luis Anchordoqui de l’université de la Ville de New York, a fait la proposition suivante : ces neutrinos pourraient être la preuve qu’il existerait un univers miroir « de l’autre côté du big bang ». Il serait né en même temps que le nôtre mais le temps s’y écoulerait à l’inverse.

Latham Boyle et ses collègues de l’Institut Périmètre de physique théorique (Canada) avaient déjà imaginé ce modèle quelques mois plus tôt. Luis Anchordoqui a remarqué que si la matière noire s’était accumulée dans les glaces de l’Antarctique, les neutrinos issus de sa désintégration auraient la même énergie que celle des neutrinos d’Anita. Latham Boyle se questionne : « Cette coïncidence intrigue, et ce serait évidemment incroyablement excitant s’il pouvait s’agir d’un indice observationnel en faveur de notre modèle » mais le détecteur de neutrinos Ice Cube de l’Antarctique aurait dû découvrir des neutrinos similaires à ceux d’Anita. Ils sont donc vraisemblablement de simples artefacts du ballon-sonde de la NASA.

EXISTONS-NOUS EN DOUBLE ?

Difficile même de savoir si notre propre Univers est infini car la vitesse de la lumière ne nous permet d’observer 13,8 milliards d’années-lumière au maximum. Si l’on avait une preuve que l’Univers est infini alors, puisque dans l’infini tout ce qui a une probabilité de se produire se produit nécessairement, et même une infinité de fois, tout le monde aurait son double et même plusieurs, en fait, une infinité. Benjamin Wandelt, membre de la collaboration Planck précise que « pour l’instant, les meilleures mesures de la géométrie de l’Univers ne permettent pas de savoir s’il est infini ». La seule chose que l’on sait c’est qu’il mesure au moins 265 milliards d’années-lumière de rayon.

UN SIGNAL SUSPECT

En 2015, Ranga-Ram Chary du Caltech, avait détecté un signal à 143 GHz en cherchant des traces d’une collision de l’un de ces Univers avec le nôtre, dans le fond cosmologique. Rien ne semble expliquer ce signal mais « ce signal est bien réel » indique Jérôme Martin de l’Institut d’astrophysique de Paris, même si il ne prétend « pas qu’il s’agit de la marque d’un univers parallèle ». Il explique que « Le terme d’univers parallèles, pour ce multivers, n’est pas adéquat. Il s’agit finalement de différentes régions d’un même univers, même si elles sont causalement déconnectées, et même si elles contiennent des lois physiques différentes. Un véritable multivers serait celui de la physique quantique. »

TROUVERA-T-ON UN JOUR UN MULTIVERS ?

De fait, il y a toute une école de pensée qui clame que les univers parallèles ne pourront jamais être détectés, Ranga-Ram Chary déclare que « si ce n’est pas testable, alors ce n’est juste pas une théorie scientifique. » Jérôme Martin souligne qu’ « il faut se méfier de ceux qui assurent que les multivers resteront pour toujours en dehors du champ de la science. Ce qui est vrai aujourd’hui ne le sera peut-être pas demain. »

Voir aussi : « 3 cosmologistes auraient découvert la forme de l’Univers » et l’émission « Univers, trous noirs et espace-temps » avec Jean-Pierre Luminet (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(MYSTÈRE) Des internautes découvrent un message secret dans le parachute du rover « Perseverance »

24 février 2021 – Des détectives du web affirment avoir réussi à décoder un message secret, caché dans les motifs du parachute qui a aidé le rover « Perseverance », de la NASA à atterrir en toute sécurité sur Mars.

Les utilisateurs des réseaux sociaux Reddit et Twitter ont remarqué que le motif rouge et blanc sur le parachute avait l’air d’avoir été ajouté délibérément. Certains internautes ont alors émis l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un code secret. Un code se servant de l’écriture informatique binaire. Afin de vérifier cela, ils ont choisi d’interpréter le sens du motif, en remplaçant ses parties rouges par le chiffre 1, le blanc représentant le zéro.

Photo de l’intérieur du parachute, prise par le rover Perseverance. ©NASA

UNE PHRASE SIGNÉE THEODORE ROOSEVELT

A partir de photos prises à l’intérieur du parachute, les internautes affirment que l’expression « osez des choses grandioses » (« dare mighty things ») utilisée comme devise par le centre de recherches spatiale de la NASA : le « Jet Propulsion Laboratory » ; a été codée sur l en utilisant un motif représentant des lettres sous forme de code informatique binaire.

Cette phrase est extraite d’un discours prononcé par le président américain Theodore Roosevelt, en 1899 dans lequel il affirme qu’«il vaut mieux oser des choses grandioses, remporter des triomphes glorieux, plutôt que de se ranger parmi ces pauvres esprits qui ne jouissent ni ne souffrent beaucoup, car ils vivent dans un crépuscule gris qui ne connaît ni victoire ni défaite. »

Chacun des anneaux concentriques du motif du parachute représentent un des mots du message secret. Les zéros et les uns doivent être divisés en morceaux de 10 caractères, auxquelles il faut rajouter 64, afin d’obtenir le code ASCII (norme informatique de codage de caractères), de chaque caractère.

Par exemple, sept bandes blanches, une bande rouge et deux autres bandes blanches représentent 0000000100, le code binaire binaire pour le chiffre. En ajoutant, 64 à ce résultat, cela donne 68, le code ASCII correspondant à la lettre D, en majuscules.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-02-09T10:49:58+01:009 février 2021|

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