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(ESPACE) Jeff Bezos compte construire une station spatiale privée

26 octobre 2021 – Jeff Bezos semble vouloir pousser encore plus loin le tourisme spatial. Comme le montre son nouveau projet, Orbital Reef, une  station spatiale privée décrite comme un parc commercial pouvant accueillir jusqu’à 10 personnes.

La société Blue Origin de Jeff Bezos et Sierra Space se sont associés dans un projet de grande envergure à savoir une station spatiale privée pouvant accueillir jusqu’à 10 personnes. Ils ambitionnent de pouvoir la rendre opérationnelle d’ici la deuxième moitié de la décennie. Cette station spatiale qui sera baptisée Orbital Reef montre que la course pour la commercialisation de l’orbite terrestre basse a atteint un nouveau stade. Dans un communiqué BLue Origin et Sierra Space ont annoncé que cette station spatiale s’adresserait  à un large panel de client “Agences spatiales expérimentées, consortiums dans les hautes technologies, nations sans programme spatial, médias et agences de voyages, entrepreneurs et inventeurs subventionnés, investisseurs portés vers l’avenir, tous ont leur place”. La station évoluera à 500 km d’altitude, soit un peu plus haut que l’ISS et mesurera 830 m3, soit presque autant que l’ISS.

UN NOUVEAU SUCCESSEUR POUR L’ISS

À l’image de Starlab, Blue Origin et Sierra Space ont donc annoncé à leur tour la mise en place d’une station spatiale privée qui devrait entrer en service à l’horizon 2025. Une annonce qui intervient à un moment où la mise en place d’une station spatiale est intéressante stratégiquement puisque en théorie l’avenir de l’ISS est aujourd’hui officiellement assuré jusqu’en 2024. À cela s’ajoute le fait que d’un point de vue technique, la NASA a entériné le fait qu’elle soit capable d’opérer jusqu’en 2028 même si le patron de la NASA Bill Nelson, s’est prononcé en faveur de son extension jusqu’en 2030. Quoi qu’il en soit, l’ISS a une date de péremption qui approche à grands pas et des stations comme Orbital Reef seront là pour prendre la relève.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-26T17:26:19+02:0026 octobre 2021|

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