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(ESPACE) La formation d’une étoile et d’une planète en simultanée

20 novembre 2020 – À  532 années-lumière, un système a été étudié, en Allemagne par Felipe De Oliveira Alves, de l’Institut Max Planck. Lui et ses collègues ont possiblement observé la formation simultanée d’une planète et de son étoile. Felipe De Oliveira Alves explique « La théorie prédit que la formation d’étoiles et de planètes se produit simultanément, mais nous n’avions tout simplement pas la technologie pour l’observer et mieux la comprendre ».

Il est entendu généralement que les formations de planètes se passent en même temps que leur système « étoile-planètes ». Confortant les théories actuelles, les astrophysiciens allemands ont obtenu, pour la première fois, une preuve que la formation de protoplanètes (embryon planétaire) se déroulait en simultanée avec leurs étoiles.

UN RADIOTÉLESCOPE GÉANT EN GUISE D’ÉCHOGRAPHIE

Pour observer la formation d’un fœtus, nous utilisons habituellement l’échographie. C’est un tout autre dispositif qui a été utilisé pour observer l’évolution du développement d’une planète au sein de son disque protoplanétaire.  C’est un des plus grands télescopes du monde, l’observatoire ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array ) au Chili qui a aidé ces scientifiques à faire les observations nécessaires. Ils se sont tout d’abord rendu compte de ce que pourrait être une protoplanète en développement autour de son étoile. Les chercheurs ont pu observer cela en étudiant le vide créé, quand la planète en devenir récupérait de la matière, au sein du disque protoplanétaire de l’étoile.

Crédit : NASA/Caltech

UN SYSTÈME NOURRIT AU GAZ

La dite planète fait entre 4 et 70 fois la masse de Jupiter pour une étoile d’une masse deux fois supérieure à celle du système solaire, notre soleil. Les astrophysiciens ont pu découvrir deux flux de gaz qui alimentaient le disque protoplanétaire. Ce gaz nourrirait la planète naissante et l’étoile, tous les deux étant en pleine formation. Cela montre que les planètes se formeraient lorsque leur étoile est elle-même en croissance.

Felipe De Oliveira Alves et son équipe expliquent cependant que le corps planétaire découvert pourrait être une naine brune, un objet ayant une masse comprise entre celle d’une géante gazeuse et d’une étoile. Dans leur projet, ils vont analyser l’objet en question pour définir ce qu’il est, puis, les Allemands vont tenter d’affiner les modèles de formations planétaires.

Zoe Leinhardt, astrophysicienne informatique de l’Université de Bristol, explique : « lorsqu’ils discutent de la formation des planètes, la plupart des chercheurs isolent le problème et se concentrent uniquement sur leur formation ». Elle précise : « il devient évident que les planètes, en particulier les planètes géantes, n’évoluent pas de façon isolée. L’ensemble du système est dynamique et évolutif ».

Affaire d’évolution protoplanétaire à suivre …

Pour connaître les secrets de notre Univers, l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet a été interviewé par Bob Bellanca : Espace, Univers et trous-noirs (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-20T13:48:10+01:0020 novembre 2020|

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