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(ESPACE) La France va participer à la construction de la future station lunaire

13 janvier 2021- L’ESA (European Space Agency), a signé le 7 janvier, un contrat avec Thales Alenia Space afin de débuter la construction d’un module européen pour le projet de station lunaire, une sorte d’ISS qui orbitera autour de notre satellite naturel. Gateway (passerelle en français), c’est son nom. Davis Parker, directeur Vols habités et exploration robotique de l’ESA a déclaré : « le développement de la Station Gateway s’accélère grâce à ce nouveau contrat et à l’expertise européenne ». D’après le site de l’ESA, cette station en cours de construction, pourra permettre de façon durable, d’explorer les alentours, la surface de la Lune, de faire de la recherche spatiale et de travailler sur les technologies nécessaires pour une future mission vers Mars. David Parker explique que « dans quelques années nous verrons l’humanité, dont des astronautes européens, collaborer en orbite autour de la Lune et apporter un soutien à l’exploration de la surface ». Il ajoute : « avec ce nouveau contrat, qui s’ajoute à nos contributions actuelles à Orion et au récent contrat pour I-Hab, le module international d’habitation, l’Europe est maintenant un partenaire clé du programme lunaire Artemis avec des contributions dans des domaines tels que le transport, l’infrastructure, la technologie et la science ».

UN FRANÇAIS A BORD DE GATEWAY ?

Gateway qui pèsera 40 tonnes, s’inspire des modules de l’ISS (station spatiale internationale) qui fête ses 20 ans. D’ailleurs, Thomas Pesquet y retournera prochainement pendant 6 mois pour la mission « Alpha » qui lui permettra, normalement, de faire des sorties extravéhiculaires. L’astronaute Français est « ravi que l’Europe soit engagée sur une trajectoire directe vers la Lune ». Il a déclaré être « très heureux que la France capitalise sur son expertise et construise des équipements d’importance cruciale ». Il espère d’ailleurs « avoir l’opportunité de travailler à bord du module ESPRIT et d’utiliser ses équipements pour communiquer avec la Lune ».

LESPRIT FRANÇAIS AU SERVICE DE LESPACE

ESPRIT (European System Providing Refueling, Infrastructure and Telecommunications) sera un module cylindrique constitué d’un espace de travail comme dans l’ISS. Il comprendra aussi un observatoire à 360° avec une vue sur la Lune ainsi que sur les véhicules spatiaux qui pourront venir s’amarrer sur la nouvelle infrastructure d’exploration spatiale. Ce module, ESPRIT, dotera Gateway de moyens de communication et de ravitaillement. ESPRIT sera composé d’un système de communications (donnée, voix et vidéos) entre la station Gateway et la Lune puis, d’un module de ravitaillement qui aura pour but d’alimenter la station en ergols chimiques et en xénon. L’avant post-lunaire Gateway aura alors toujours le carburant indispensable afin de se maintenir en orbite. Les futurs atterrisseurs lunaires réutilisables et les véhicules pour l’espace lointain pourront également en profiter.

Les premiers éléments du module ESPRIT sont en cours de construction à Cannes – Thomas Pesquet y a effectué un stage d’ingénieur au tout début de sa carrière – dans le cadre d’un contrat de 296,5 millions d’euros. ESPRIT sera construit par Thales Alenia Space, en collaboration avec Thales Alenia Space (Italie) et au Royaume-Uni. L’élément de communication devrait être lancé en 2024 et le module de ravitaillement en 2026.

Jean-Yves Le Gall, président du CNES, l’Agence spatiale françaisa déclaré : « nous sommes heureux de constater que c’est en France que la prochaine génération d’équipements d’exploration habités sera construite, et c’est à Cannes que ce projet international de conception et de fabrication de ce module prendra racine ». Il rajoute : « L’exploration spatiale habitée est promise à un bel avenir, et nous attendons avec impatience les découvertes et les autres bénéfices qui profiteront à l’humanité sur Terre ».

La station lunaire GATEWAY © NASA

Pour aller encore plus loin dans l’Univers, voici l’émissions « Univers, trous noirs et espace-temps » avec l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(TECHNOLOGIE) Un aspirateur autonome pour nettoyer les rues

9 mai 2021- Si les robots aspirateurs autonomes, sont désormais très bien connus du grand public, se différenciant par des formes rondes et aplaties, qui leur permettent de pouvoir se glisser dans les endroits les plus difficiles d’accès, tout en évitant les collisions ; la version très grand format de ces aspirateurs d’un nouveau genre, aimerait elle aussi se faire un nom, dans le nettoyage en milieu urbain, cette fois-ci.

UN NETTOYAGE AUTONOME 

Des aspirateurs géants, pour nettoyer les rues en toute autonomie ! C’est exactement ce que propose l’entreprise finlandaise “Trombia Technologie”, qui a récemment entrepris de tester les capacités de son robot de nettoyage urbain, en conditions réelles.

Son nom est Trombia Free, d’une allure massive et futuriste cet aspirateur géant d’une taille de 3,52 mètres de long, et 2,3 mètres de large, vient d’être utilisé afin de nettoyer toute une piste cyclable située dans la capitale finlandaise, Helsinki.

Afin d’éviter les différents présents sur son chemin, sans risquer de bloquer l’appareil, le robot est doté d’un système Lidar (télédétection par laser), ainsi que de puissants capteurs optiques. Autre point fort, Trombia Free peut fonctionner aussi bien de jour que de nuit, et par tous les temps.  Quant à la vitesse de fonctionnement, le robot pourrait atteindre une vitesse de 10 kilomètres par heure, toutefois bridée entre 2 et 6 km/h, pour une meilleure efficacité.

Côté consommation d’énergie, le constructeur de Trombia Free affirme que son aspirateur robot utiliserait à peine 15 pourcents de la puissance habituellement mobilisée par les systèmes de nettoyage urbain traditionnels.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-01-13T16:59:10+01:0013 janvier 2021|

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