fbpx
x

(ESPACE) La fusée SLS de la NASA fera son premier vol en 2022

24 octobre 2021 – L’objectif lunaire se rapproche pour la NASA qui a annoncé que sa fusée nouvelle génération volera pour la première fois en février 2022. Cette fusée surnommée Space Launch System (SLS), effectuera un premier vol en février 2022. L’objectif sur le long terme étant de pouvoir permettre à la NASA d’envoyer à nouveau des astronautes sur la Lune.

C’est un véritable mastodonte que viennent d’achever les ingénieurs de la NASA avec la fusée SLS (Space Launch System). Elle fait 98 mètres de hauteur et à son sommet se trouve la capsule d’équipage Orion de la NASA, qui est le nouveau vaisseau spatial censé transporter des astronautes dans l’espace dans un futur proche. De fait, la fusée SLS participera à la mission Artemis qui doit permettre le retour des Américains sur la lune. En outre, la NASA a confirmé le 22 octobre qu’elle souhaitait que le SLS opère son premier vol en février 2022. Ce vol baptisé Artemis I n’embarquera évidemment pas d’astronautes a donc enfin lieu avec plusieurs mois de retard puisque initialement il devait avoir lieu en novembre.

UN PREMIER VOL D’IMPORTANCE MAJEURE

Ce vol qui constitue une première étape avant un retour sur la lune est d’une importance capitale. La NASA a pris son temps avant la mise en place de ce vol avec notamment la mise en place plusieurs simulations de décollage pour s’assurer que les moteurs résistent aux chocs. Par ailleurs, de nombreux tests seront effectués d’ici le vol Artemis 1 de février 2022. Il faut dire que ce vol constitue une étape cruciale avant un éventuel retour sur la Lune pour la NASA. Car si la fusée SLS réussit le vol inhabité Artemis 1, il sera suivi par la mission Artemis 2, qui doit amener des astronautes américains et canadiens à l’orbite lunaire qui devrait être menée en 2023. Ensuite il y aura un vol supplémentaire qui doit emmener, dès 2024, quatre astronautes à son bord dont deux devraient ensuite descendre à la surface du satellite de la Terre. Ainsi SLS d’un des plus grands projet de la NASA, retourner sur la Lune.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

 

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-24T17:57:23+02:0024 octobre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser