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(ESPACE) La NASA a officiellement annoncé que le retour sur la Lune ne se ferait pas avant 2025

10 novembre 2021 – Depuis un moment le programme Artemis qui doit permettre le retour d’humains sur la Lune a rencontré plusieurs problèmes techniques et judiciaires qui rendaient le respect des délais peu probable. Une réalité que la NASA a finalement reconnue officiellement en déclarant que le départ ne pourra pas avoir lieu en 2024 comme prévu initialement.

Au-delà des problèmes techniques comme par exemple pour la combinaison des astronautes, ce sont surtout des problèmes judiciaires qui ont freiné le programme. En effet, la NASA a dû attendre la résolution d’un litige judiciaire entre SpaceX et Blue Origin concernant le développement d’un alunisseur pour fixer une nouvelle date. Bill Nelson l’administrateur a d’ailleurs clairement pointé ce procès comme étant une des principales causes de ce retard, il a notamment déclaré “Nous avons perdu près de sept mois en contentieux, et cela a probablement repoussé le premier atterrissage d’humains à 2025 au plus tôt”. Car durant ce procès le projet a été d’une certaine façon mis à l’arrêt. Notons cependant que déjà de base l’objectif d’un démarrage pour 2024 fixé par l’administration Trump avait déjà été jugé comme trop ambitieux par les experts de la NASA. La nouvelle échéance de 2025 est donc plus adaptée à la réalité même s’il s’agit d’une échéance pouvant être atteinte uniquement dans le meilleur des cas.

UN LÉGER CHANGEMENT DE PROGRAMME

Le programme Artémis a subi d’autres modifications en plus d’un changement d’échéance. Dans les faits le projet reste globalement inchangé, Artemis 1, sera toujours une mission non habitée autour de la Lune puis Artemis 2 enchaînera normalement en mai 2024 avec une mission habitée en orbite autour de la Lune et enfin la mission Artemis 3 déposera au moins deux astronautes sur la surface lunaire. La nouveauté réside dans la mise en place d’un vol supplémentaire avec un atterrissage sans équipage du véhicule Starship. L’objectif de ce nouveau vol sera de prouver que le vaisseau peut atterrir en toute sécurité sur la Lune et retourner en orbite. Pour le moment, aucun délai n’a été fixé par la NASA concernant ce nouveau vol. Quoi qu’il en soit désormais le programme Artémis est pleinement relancé et la première mission Artémis devrait débuter d’ici 2022.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-15T00:37:19+01:0010 novembre 2021|

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