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(ESPACE) La NASA prépare 2 missions pour mieux connaitre Vénus à l’horizon 2028-2030

9 juin 2021 — La Nasa a annoncé deux nouvelles  missions d’exploration de Vénus, la planète la plus chaude du système solaire, pour tenter de mieux comprendre pourquoi elle est devenue le « monde infernal »  qu’elle est aujourd’hui quand sa voisine, la Terre, est elle devenue habitable.

Ces deux missions, baptisées Davinci et Veritas, devraient décoller « dans la période 2028-2030 », a précisé l’Agence spatiale américaine.

« Elles vont permettre à la communauté scientifique d’étudier une planète où nous n’avons pas été depuis 30 ans », a déclaré le nouvel administrateur de la NASA, Bill Nelson, lors d’une allocution annuelle devant le personnel de l’agence spatiale.

POUR MIEUX COMPRENDRE L’ÉVOLUTION DE LA TERRE

« Il y a Mercure, la planète la plus proche du Soleil, qui n’a pas d’atmosphère. Ensuite il y a Vénus, avec une atmosphère incroyablement dense. Puis il y a la Terre, avec une atmosphère habitable », a-t-il listé. « Nous espérons que ces missions vont nous permettre de mieux comprendre comment la Terre a évolué, et pourquoi elle est actuellement habitable, quand d’autres (planète) ne le sont pas. »

Davinci devra mesurer la composition de l’atmosphère de Vénus, et déterminer si elle a un jour eu un océan.

« La mission consiste en une sphère qui plongera dans l’épaisse atmosphère de la planète, en faisant des mesures précises des gaz nobles et d’autres éléments », a expliqué la NASA.

CRÉATION D’UNE CARTE EN 3D

Veritas devra pour sa part étudier l’histoire géologique de la planète, en étant placée en orbite autour d’elle.

La mission devra « retracer les reliefs sur quasiment toute la surface de la planète afin de créer une reconstruction en 3D de la topographie, et confirmer si des processus tels que la tectonique ou le volcanisme sont toujours à l’oeuvre », selon la NASA.

Veritas devra également déterminer si des volcans actifs rejettent de la vapeur d’eau dans l’atmosphère.

Bill Nelson a par ailleurs confirmé qu’Artémis 1, la première mission du programme de retour sur la Lune des États-Unis, serait lancée « plus tard cette année ».

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-06-09T14:53:07+02:009 juin 2021|

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