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(ESPACE) La NASA prévoit la construction d’un réacteur nucléaire sur la Lune

22 novembre 2021 – La dernière fois que l’Homme a posé le pied sur la Lune, c’était en 1972, dans le cadre de la mission Apollo 17.

Cinquante ans plus tard, la NASA envisage un retour sur notre satellite avec le programme Artemis, pour l’horizon 2024. L’idée est d’établir une présence pérenne de l’être humain sur la Lune.

Problème, comment trouver et produire de l’énergie ? Pour vivre et travailler sur la Lune, les astronautes auront besoin de beaucoup de ressources. 

LE NUCLÉAIRE : UNE PISTE SÉRIEUSE

Malgré l’élaboration de nombreuses pistes, l’Agence spatiale américaine estime que la fission nucléaire est la méthode la plus efficace pour fournir de l’énergie aux futurs colons lunaires. On quitte déjà l’hypothèse, puisque la NASA réfléchit déjà à comment mettre en place un réacteur nucléaire.

“Une énergie en grande quantité sera la clé des futures explorations spatiales”, explique Jim Reuter, administrateur adjoint à la direction des technologies des missions spatiales.

Une idée de ce à quoi pourrait ressembler un réacteur à fission nucléaire sur la Lune. Source : NASA

Après des années d’études, la NASA est aux commandes d’un grand projet de recherche sur la fission nucléaire lunaire, en collaboration avec le DoE, le département de l’Énergie américain. Les deux entités ont lancé un appel d’offre et appelé des sociétés américaines à soumettre des idées de réacteurs à fission capables de fonctionner sur la Lune d’ici les dix prochaines années. Elles sélectionneront les meilleurs projets reçus entre aujourd’hui et février 2022, et aideront les lauréats pendant douze mois.

LA LUNE COMME ESCALE ?

Selon la NASA et le DoE, les prochains réacteurs devraient produire au moins 40 kilowatts d’énergie, de quoi fournir assez d’électricité pour une trentaine de ménages pendant dix ans.

L’idée n’est pas seulement de s’installer durablement sur la Lune, mais également d’en faire un tremplin pour une autre destination : Mars.

Cependant, il faudra encore s’armer de patience avant de voir concrètement un réacteur sur le satellite. Pour le moment, personne n’est parvenu à relever l’exploit. Mais lorsqu’on y arrivera et qu’un réseau électrique sera établi, les missions spatiales prendront un tournant sans précédent.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-22T17:01:48+01:0022 novembre 2021|

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