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(ESPACE) La NASA va envoyer un vaisseau spatial pour détourner un astéroïde de sa trajectoire

23 septembre 2021 – La possibilité qu’un astéroïde percute à nouveau la Terre est une menace prise très au sérieux par la NASA. Pour pallier ce genre de danger, l’agence spatiale américaine a une méthode qui consiste à envoyer un vaisseau spatial sur l’astéroïde afin de le dévier de sa trajectoire.

Il y a une multitude d’astéroïdes qui passent à proximité de la Terre. Certains entrent dans l’atmosphère terrestre mais  ils sont immédiatement désintégrés, si leur taille n’est pas trop importante. Néanmoins les astéroïdes les plus massifs pourraient provoquer l’extinction de l’humanité s’il venait à percuter la Terre. La NASA étudie donc avec la plus grande attention les météorites qui pourraient potentiellement représenter une menace pour la Terre. Actuellement, 95% des astéroïdes qui mesurent plus d’un kilomètre de diamètre ont été détectés par les agences spatiales.

LE PROGRAMME DART, UN MOYEN DE DÉFENSE CONTRE LES ASTÉROÏDES

Néanmoins pour palier à d’éventuelles surprises provenant des astéroïdes qui pourraient représenter un danger pour notre planète. La NASA a créé le programme DART, dont l’objectif est de tester le recours à un engin de type impacteur pour dévier un astéroïde qui soit susceptible de frapper la Terre. Une déviation qui se fera grâce à un satellite équipé d’un moteur ionique qui devrait partir le 21 novembre 2021. Pour ce premier test de déviation, le satellite s’écrasera sur Didymos, un astéroïde situé à 11 millions de kilomètres de la Terre et qui ne représente aucun danger pour la Terre. Afin de dévier Didymos, le vaisseau sera lancé à une vitesse de plus de 23 000 km/h, un impact équivalant à l’explosion de trois tonnes de TNT. L’impact n’aura pas lieu sur l’astéroïde en lui-même mais sur la lune qui l’accompagne qui sera déplacée sous l’effet du choc ce qui devrait le faire changer d’orbite. Cette méthode n’est cependant pas idéale selon les scientifiques car elle implique de détecter l’astéroïde longtemps avant, afin de pouvoir préparer au mieux sa déviation.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-24T10:15:28+02:0023 septembre 2021|

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