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(ESPACE) La NASA va lancer la mission DART visant à lancer une sonde pour dévier un astéroïde

23 novembre 2021 – Dans le cadre de la mission DART, la NASA va envoyer une sonde spatiale s’écraser sur l’astéroïde. Le but de l’opération est de dévier l’astéroïde de sa trajectoire.

La mission DART est une véritable mission de défense planétaire qui devrait débuter le mercredi 24 novembre 2021 à 7h20 (heure de Paris). L’impact avec l’astéroïde baptisé Dymorphos doit avoir lieu fin septembre 2022, à 11 millions de kilomètres de la Planète bleue. D’une masse de 550 kilos la sonde s’écrasera sur l’astéroïde qui mesure 160 mètres de large en orbite à une vitesse de 24 000 kilomètres par heure. Pour la NASA l’objectif de la mission DART est de dévier la trajectoire de l’astéroïde, mais surtout de tester nos capacités de défense planétaire. Ce corps céleste n’a pas été choisi par hasard comme l’a souligné la NASA dans une déclaration “Le système Didymos est le candidat idéal pour DART car il ne représente aucune menace d’impact réel pour la Terre et les scientifiques peuvent mesurer le changement d’orbite de Dymorphos avec des télescopes au sol”. Ainsi cette mission sera l’occasion pour la NASA de tester pour la première fois une opération de détournement d’astéroïde sans faire courir aucun risque à notre belle planète.

UNE MISSION DE HAUTE IMPORTANCE POUR NOTRE PLANÈTE

Lancer une mission afin de détourner un astéroïde qui ne représente aucune menace pour la Terre peut sembler inutile. Pourtant, cette opération est jugée comme étant hautement importante par la NASA. En effet, la possibilité qu’un astéroïde similaire à celui qui a causé l’extinction des dinosaures est réelle comme nous l’avions expliqué dans un précédent article. Il est donc vital que la Terre se dote de moyens de défense afin de lutter contre ce type de menace. C’est donc là qu’entre en jeu la mission DART qui va en fait se dérouler en plusieurs étapes. D’abord, la sonde va percuter l’astéroïde Dymorphos ce qui d’après les calculs de la NASA devrait modifier la vitesse orbitale de l’astéroïde de plus de 1%, soit quelques millimètres par seconde. Par ailleurs, un satellite de l’agence spatiale italienne sera largué par la sonde juste avant l’impact afin qu’il puisse filmer l’impact en direct. Enfin de la mission DART aura lieu en 2024 avec l’envoi d’une nouvelle sonde qui aura pour mission d’étudier les conséquences de l’impact. Ainsi, la défense de notre planète contre les menaces de l’espace commence doucement à se mettre en place.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-23T11:21:35+01:0023 novembre 2021|

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