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(ESPACE) La Russie ne souhaite pas participer à la future station lunaire

13 octobre 2020 — Après une collaboration de 20 ans au sein de la station spatiale orbitale, la Russie vient de faire savoir qu’elle n’envisageait pas de participer à la future station en orbite autour de la Lune. Les États-Unis envisagent de commencer son assemblage en 2023.

Le patron de l’agence spatiale russe Roskosmos, DmitriRogozine, a souligné que l’ISS, construite par les deux nations et occupée en continu par des Russes et des Américains depuis 2000, était « réellement un projet international », lors du 71e Congrès astronautique international qui vient d’ouvrir virtuellement. L’Europe, le Canada et le Japon participent aussi à l’ISS.

DES RELATIONS DÉGRADÉES ENTRE MOSCOU ET WASHINGTON

Pourtant l’ISS a de fait résisté à la fraicheur grandissante des relations entre Moscou et

Washington. Roskosmos et la NASA travaillent ensemble, et les astronautes américains s’y rendent depuis 2011 à bord de fusées russes, en oubliant leur contentieux géopolitique.

Mais l’ISS approche de la fin de sa vie, d’ici 2030, et la NASA a décidé de lancerson programme lunaire, sans aucune consultation avec ses partenaires.

« De notre point de vue, la Lunar Gateway dans sa forme actuelle est trop américano-centrée », a dit DmitriRogozine. Il a ensuite confirmé qu’il était « probable » que la Russie »n’y participe pas à grande échelle ».

La Gateway a été annoncée sous la présidence de Donald Trump et vise à assister le retour des astronautes américains sur le sol lunaire à partir de 2024, pour la première fois depuis 1972, un programme baptisé Artémis. Initialement réduite à un seul module d’habitation, la station est censée s’agrandir au fil des années, sans jamais devoir atteindre la taille de l’ISS.

La NASA maintient que le projet a une vocation internationale, et cherche ardemment à associer d’autres agences spatiales. Le Canada, le Japon et l’Italie ont signé des accords de coopération avec Artémis.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-13T17:52:49+02:0013 octobre 2020|

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