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(ESPACE) La sonde Juno a envoyé les premières images inédites de Ganymède depuis 20 ans

11 juin 2021 —La sonde Juno a survolé le satellite Ganymède le et a pu prendre des images de très haute qualité. Une opportunité qui n’aurait à l’origine pas dû se présenter pour la mission de la NASA.

Juno est devenue la première sonde spatiale après Galileo, qui était en orbite de 1995 à 2003 et à orbiter autour de Jupiter. Le 7 juin 2021, la sonde se trouvait à une distance de 1038 km de Ganymède, et a pu capter deux images.

© NASA

À l’origine, la mission Juno ne devait pas étudier les satellites de Jupiter, mais seulement la planète elle-même. Toutefois, à la suite d’une défaillance technique survenue en 2016, la sonde n’a pas pu adopter une trajectoire rapprochée autour de la géante gazeuse. C’est finalement grâce à cette erreur que Juno a reçu pour mission complémentaire l’étude de Io, Europe, et Ganymède.

Les premières images en noir et blanc publiées qui ont été prises par la caméra Junocam, une petite caméra au capteur Kodak RVB classique de 1600 x 1200 px, soit celui de n’importe quel appareil photo numérique. Par la suite les experts en imagerie devraient être en mesure de fournir une version en couleur de ce satellite naturel recouvert d’une couche de glace.

Comme l’ont expliqué les spécialistes de l’équipe Juno, dans un avenir proche, les scientifiques devraient recevoir toutes les images prises par la sonde, après quoi les images collectées seront traitées et rendues publiques. Déjà, la NASA a noté que les photographies regorgent de détails, y compris des cratères, des reliefs sombres et lumineux clairement visibles, et de nombreuses   caractéristiques structurelles, éventuellement associées à des failles tectoniques, qui fourniront aux spécialistes de nouvelles informations.

Rappelons que l’objectif principal de « Juno » est d’étudier la composition et la température de la surface de Ganymède, sa calotte glaciaire, le rayonnement, l’ionosphère et le champ magnétique du satellite de Jupiter.

Image de Juno à gauche et Galiléo à droite © Nasa

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-06-11T13:59:09+02:0011 juin 2021|

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