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(ESPACE) La sonde Osiris-Rex entame son retour vers la Terre avec des échantillons d’astéroïde à bord

11 mai 2021 — La sonde américaine Osiris-Rex a définitivement quitté hier l’orbite de l’astéroïde Bennu, dont elle a collecté des échantillons de poussières l’année dernière, pour entamer son voyage retour vers la Terre.

Le chemin sera encore long: elle ne doit atterrir dans le désert de l’Utah, aux Etats-Unis, que le 24 septembre 2023.

La sonde « se déplace désormais à plus de 950 km/h depuis Bennu, en route vers la maison », a déclaré Dante Lauretta, responsable de la mission, sur la retransmission vidéo de l’événement par la NASA.

Les propulseurs de l’engin ont été enclenchés sans encombre durant sept minutes afin d’effectuer la poussée nécessaire pour mettre la sonde sur la bonne trajectoire. Cette dernière croisera celle de la Terre après un ultime périple de 2,3 milliards de kilomètres.

Osiris-Rex ramène à son bord « plus de 60 grammes » de poussières et fragments de l’astéroïde, soit le plus gros échantillon collecté par la NASA depuis les roches lunaires rapportées par les missions Apollo.

L’astéroïde Bennu © Arizona State University

Pour arriver à ce résultat, l’Agence spatiale américaine a mené une opération à haut risque en octobre 2020: la sonde est entrée quelques secondes en contact avec le sol de l’astéroïde, et les poussières ont été soulevées par un souffle d’azote comprimé avant d’être capturées.

Surprise: le bras de la sonde s’était enfoncé de plusieurs centimètres dans la surface de l’astéroïde, dont les scientifiques ont ainsi appris qu’elle était en réalité « très peu densément constituée », a raconté Dante Lauretta.

Et tout avait failli échouer lorsque la Nasa s’était rendue compte quelques jours plus tard que le clapet du compartiment de collecte ne parvenait pas à se refermer, laissant des fragments s’échapper dans l’espace.

Mais la cargaison avait finalement finie par être sécurisée, en étant transférée depuis le bras de la sonde jusque dans la capsule, fixée en son centre.

Dans deux ans et demi, cette capsule sera larguée quelques heures avant son entrée dans l’atmosphère terrestre, et sera freinée grâce à un système de parachute pour son atterrissage.

Les échantillons seront ensuite transportés au centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, mais 75% seront conservés intacts « pour être étudiés par des générations futures avec des technologies qui ne sont pas encore créées », a précisé l’Agence.

Leur analyse doit aider les scientifiques à mieux comprendre la formation du système solaire et le développement de la Terre comme planète habitable.

Rédaction btlv.fr avec AFP

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-05-11T14:07:30+02:0011 mai 2021|

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