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(ESPACE) Le blob une créature mystérieuse qui fascine les scientifiques va faire un séjour dans l’ISS

9 août 2021 – Le Blob, de son vrai nom Physarum polycephalum, est un organisme unicellulaire, sur Terre depuis des millions d’années, qui intéresse les scientifiques depuis de nombreuses années. Les scientifiques espèrent en apprendre plus sur cet organisme en le soumettant à plusieurs expériences dans l’espace.

Le blob est inclassable pour les biologistes, il n’est composé que d’une seule cellule et de plusieurs noyaux. Ce n’est ni un animal, ni un végétal, ni un champignon, il fait partie de la classe des myxomycètes, un groupe d’organismes encore méconnus. D’apparence, le blob est semblable à une masse spongieuse de couleur jaune, il est dépourvu de bouche, de pattes et de cerveau. Pourtant, malgré cette absence de cerveau, il mange, grandit, se déplace et possède d’étonnantes capacités d’apprentissage. Il possède également d’étonnantes capacités, il peut se diviser à volonté et se mettre en dormance sans mourir en se déshydratant ce qui lui permet de remettre son compteur de longévité à zéro le rendant ainsi quasiment immortel. Il est également résistant au feu et à l’eau. C’est donc avant tout pour ses capacités particulières que le blob intéresse autant la communauté scientifique qui aimerait connaître les effets de l’apesanteur sur son organisme d’où son séjour dans l’espace.

UN VOYAGE DANS L’ESPACE POUR RAISONS SCIENTIFIQUES

C’est donc, en état de dormance que plusieurs morceaux de blob vont débarquer dans l’ISS, à bord d’un cargo de ravitaillement de la Station spatiale internationale. Un voyage qui doit avoir lieu en juillet 2022. Une fois arrivés, les blobs feront l’objet de plusieurs expériences, menées sous l’égide du CNES et du CNRS à Toulouse. L’astronaute français Thomas Pesquet fera d’ailleurs parti de ceux qui mèneront des expériences sur le blob. Ils seront réhydratés en septembre prochain ce qui les fera sortir de leur état de dormance. Ils feront alors l’objet de deux protocoles, le premier testera l’attitude de blobs privés de nourriture, le deuxième testera ceux qui auront reçu une source alimentaire à savoir des flocons d’avoine. Ensuite, l’objectif principal sera donc d’observer les effets de l’apesanteur sur cet organisme et comment il s’y adapte. Les scientifiques attendent donc avec impatience la venue du Blob dans l’espace qui pourrait leur permettre de mieux connaître cet organisme encore méconnu et mystérieux.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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(ROBOT) Des fourmis imprimées en 3D s’unissent pour contourner les obstacles

27 octobre 2021 – Des scientifiques de l’Université de Notre-Dame ont voulu reproduire l’union des fourmis lorsqu’elles sont face à un obstacle. Ils y sont parvenus.

Yasemin Ozkan-Aydin est professeur. Elle a observé que les robots à quatre pattes présentaient des avantages par rapport aux robots à roues. Mais le problème c’est que certains gouffres ou des terrains trop raides sont infranchissables. Face à ce constat, elle a créé avec ses collègues des petits robots imprimés en 3D qui peuvent travailler ensemble.

Les robots mesurent 15 à 20cm de long. Ils ont un microprocesseur, un capteur de lumière frontal, des capteurs magnétiques à chaque extrémité et une batterie au lithium-polymère.

Lorsqu’un de ces robots est en difficulté, il envoie un signal sans fil à ses congénères qui l’aident. Ensemble, ils peuvent former un pont. 

Yasemin Ozkan-Aydin améliore encore ce système déjà bien abouti. Mais quelles seraient les applications des robots-fourmis ? On peut les envisager dans l’exploration spatiale ou encore l’étude des insectes.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-08-09T12:12:23+02:009 août 2021|

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