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(ESPACE) Le Canada vise l’exploration de la Lune, avec une coopération américaine

27 mai 2021 — Dans le cadre de la coopération avec la NASA, un astronaute canadien et un rover de fabrication canadienne doivent atterrir sur le satellite terrestre.

La National Aeronautics and Space Administration (NASA) et le gouvernement du Canada ont signé un accord en vertu duquel le Canada deviendra un pays membre du programme Artemis, qui a pour projet de ramener l’homme sur la Lune.

« Le Canada va entrer dans l’histoire spatiale », a dit le ministre François-Philippe Champagne sur sa page Twitter officielle. « Et c’est un excellent exemple du niveau d’ambition dont nous sommes capables en tant que Canadiens », a-t-il ajouté.

« Nous reconnaissons que l’intérêt mondial pour l’espace et l’industrie spatiale est en hausse », a-t-il déclaré. « Alors que le monde entier se tourne vers les étoiles, nous sommes prêts à faire du Canada un chef de file mondial en matière de recherche, de technologie et d’innovation afin que nous puissions également y être. »

Deux astronautes canadiens participeront à la prochaine mission en orbite autour de la Lune. Le Canada se joindra aux États-Unis pour cette première mission lunaire habitée depuis plus de 50 ans.

Le Canada contribuera également à l’élaboration d’une station spatiale lunaire, Gateway, qui sera en orbite autour de la Lune. Contrairement à la Station spatiale internationale, la station spatiale lunaire ne sera pas habitée de façon permanente par des astronautes. Un système de robotique conçu par le Canada, Canadarm3, utilisera l’intelligence artificielle afin de maintenir des opérations dans l’espace quand les humains ne sont pas présents.

UN ROVER BELGE SUR LA LUNE

Jusqu’à maintenant, seuls trois pays ont placé des rovers sur la Lune, soit l’Union soviétique, les États-Unis et la Chine. D’autres pays ont essayé, mais ont échoué. Le 11 avril 2019, la sonde Bereshit d’Israël s’est écrasée sur le satellite de la Terre. Puis  le 6 septembre 2019, une sonde indienne a tenté de s’y poser, mais tout contact a été perdu à quelques centaines de mètres de la surface.

Le rover canadien effectuera de multiples tâches et expériences. « La mission aura pour objectif de prendre des images et des mesures ainsi que collecter des données », a expliqué la présidente de l’Agence spatiale canadienne, Lisa Campbell.

L’engin canadien sera chargé d’explorer une région polaire du satellite naturel de la Terre et de réaliser des travaux scientifiques.

« La mission visera à prendre des images et des mesures ainsi qu’à collecter des données de la surface de la Lune », selon l’Agence spatiale canadienne.

Le véhicule embarquera au moins deux instruments scientifiques, un du Canada et l’autre des États-Unis. On va aussi tester la résistance du rover pendant une nuit lunaire entière qui dure environ 14 jours terrestres. Celles-ci sont très froides et sombres, cela représente un défi de taille sur le plan technologique.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-27T14:48:54+02:0027 mai 2021|

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