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(ESPACE) Les futures missions spatiales se préparent, sur un volcan

4 mai 2021 – Afin de pouvoir envoyer des Hommes sur Mars, dans les meilleures conditions possibles, il faut veiller à ce que tout se déroule de façon optimale, une fois arrivé sur la planète rouge ; c’est pourquoi la NASA a installé certains de ses chercheurs… Sur Terre ! Sur une île de l’archipel d’Hawaï, aux États-Unis ; en effet, sur place se trouve le volcan Mauna Loa, sur lequel la NASA a décidé de poser une capsule en forme de dôme, d’une taille de 110 mètres carrés, dans laquelle vivent des astronautes, chargés sur place d’explorer le lieu, d’analyser les tubes de lave, de la même façon qu’ils pourraient le faire sur une planète lointaine.

METTRE LES ASTRONAUTES À L’ÉPREUVE

Le séjours autour du volcan hawaïen, Mauna Loa, peuvent ne durer que quelques jours, mais s’étalent parfois sur plusieurs mois, et concernent soit des chercheurs, soit des candidats à l’exploration spatiale, selon Michaela Musilova, auteure d’une étude sur cette expérience, menée par la NASA  « Nous avons encore tant à apprendre, notamment au sujet de la manière dont les êtres humains interagissent dans ces conditions éprouvantes », affirme celle qui est également la directrice du programme HI-SEAS (Hawai’i Space Exploration Analog and Simulation) ; des opérations ayant pour but, en plus de les préparer au mieux, de définir le besoins que pourraient connaître les futurs astronautes, une fois sur Mars, par exemple.

Sur place, les membres de la NASA vivent donc au sein d’une capsule, de laquelle ils sortent en équipe, pour effectuer des missions, de la même façon qu’ils le feraient dans l’espace.

Comme dans l’espace également, le rôle de chacun des membres de la capsule est clairement défini à l’avance.  Un commandant de mission, un officier des opérations, un ingénieur, ainsi qu’un officier de communication, et des spécialistes, de différents sujets, qui changent selon la nature de l’expérience à mener.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-04T15:03:54+02:004 mai 2021|

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