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(ESPACE) Les restes gigantesques d’une veille planète enfouis dans la Terre menacent notre protection géomagnétique

20 avril 2021 — La protection géomagnétique de la Terre a une faille, et elle s’agrandit, elle est située au-dessus du sud de l’océan Atlantique.

Depuis les deux derniers siècles, la faille s’agrandit et commence à se diviser. La protection de la Terre semble en danger, selon un article publié dans ScienceAlert.

L’intensité du champ magnétique terrestre en 2020, mesurée par les satellites SWARM de l’ESA

Déjà cette Anomalie de l’Atlantique Sud (ASS) est une source d’inquiétude car elle menace les satellites et autres vaisseaux spatiaux qui survolent une zone située entre l’Amérique du Sud et le sud de l’Afrique. En effet, ce trou dans la protection magnétique peut mettre en panne des ordinateurs.

UNE FAILLE QUI S’AGRANDIT

Selon la NASA ce phénomène qui continue à évoluer est très inquiétant et reste néanmoins un mystère. Pour les scientifiques cette anomalie serait due à des restes d’une planète qui se serait écrasée sur la Terre il y a de 4,5 milliards d’années, dont deux gigantesques blocs Seraient enterrés au sein du globe terrestre.

Ces morceaux gigantesques de roches seraient enterrés à 1 930 kilomètres à l’intérieur de la Terre. En raison de leur composition, les protubérances perturbent le métal liquide du noyau externe qui génère le champ magnétique.

UNE ORIGINE EXTRATERRESTRE ?

Les deux protubérances sont « des millions de fois plus grandes que l’Everest en termes de volume », selon Qian Yuan, un chercheur étudiant la géodynamique à l’Arizona State University. L’équipe de Qian Yuan pense que les blocs rocheux ont une origine extraterrestre : après qu’une ancienne planète de la taille de Mars ait percuté la Terre, elle pourrait avoir laissé ces morceaux derrière elle.

Les chercheurs utilisent un ensemble de trois satellites pour surveiller et étudier l’anomalie de l’Atlantique Sud. Certaines études indiquent que la superficie totale de la région a quadruplé au cours des 200 dernières années et qu’elle continue de s’étendre d’année en année.

Au cours de la dernière décennie, Swarm a également observé que l’anomalie s’est divisée en deux : une zone de faiblesse magnétique s’est développée au-dessus de l’océan au sud-ouest de l’Afrique, tandis qu’une autre se situe à l’est de l’Amérique du Sud.

Selon Christopher Finlay, c’est une mauvaise nouvelle, car cela signifie que la région hostile aux engins spatiaux va s’agrandir. « Les satellites auront des problèmes non seulement au-dessus de l’Amérique du Sud, mais aussi lorsqu’ils survoleront l’Afrique australe », a-t-il déclaré.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-23T13:49:55+02:0020 avril 2021|

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