fbpx

(ESPACE) Livraison sur Terre d’une centaine de milligrammes de particules de l’astéroïde Ryugu

4 décembre — C’est une grande première que cette opération de récupération d’échantillons de poussières d’astéroïde. C’est le 6 décembre prochain que cette délicate opération va se dérouler.

Après un long voyage de six ans et 600 millions de kilomètres, la sonde japonaise Hayabusa-2 va délivrer son précieux chargement ?

UNE ARMADA DÉPLOYÉE POUR REPÉRER LE CHARGEMENT

Il est en effet prévu que la sonde largue sa capsule à environ 220 000 km de la Terre. Protégée par un bouclier thermique, celle-ci se transformera ensuite en “boule de feu” dès sa rentrée atmosphérique à environ deux cent kilomètres au-dessus du sol.

À environ dix kilomètres d’altitude, un parachute s’ouvrira alors pour préparer son atterrissage et des signaux de balise seront transmis pour indiquer son emplacement. Des antennes paraboliques disséminées par la JAXA à plusieurs endroits permettront de capter ces signaux. Des radars marins, des drones et des hélicoptères déployés aideront également à la mission de recherche et de récupération. Pour information, cette capsule ne mesure qu’une quarantaine de centimètres de diamètre.

Hayabusa-2 doit déposer une centaine de milligrammes de particules de l’astéroïde Ryugu –« palais du dragon » en japonais.

Les scientifiques  estiment que les échantillons contiennent des données précieuses non affectées par le rayonnement spatial e. Aussi, ils sont impatients de pouvoir analyser ces véritables “capsules temporelles” quasiment inchangées depuis 4,5 milliards d’années. Ces échantillons pourraient en effet apporter un éclairage considérable sur la formation du Système solaire, mais également sur le rôle joué par ces objets dans l’apparition de la vie sur notre planète.

(© JAXA)

POURSUITE DE LA MISSION

Mais sa mission  n’est pas encore terminée et sera prolongée de plus de 10 ans. Elle effectuera une série  d’orbites autour du soleil pendant environ six ans pour enregistrer des données sur la poussière dans l’espace interplanétaire et observer des exoplanètes.

La sonde s’approchera ensuite de sa première cible en juillet 2026. Tout en restant à une certaine distance de l’astéroïde 2001 CC21, les scientifiques espèrent néanmoins qu’elle pourra le photographier « en passant à grande vitesse ».

Hayabusa-2 se dirigera ensuite vers sa cible principale, 1998 KY26, un astéroïde sphérique d’un diamètre de seulement 30 mètres. Lorsque la sonde l’atteindra en juillet 2031, elle sera à environ 300 millions de kilomètres de la Terre.

Cette cible pose d’importants défis, notamment parce qu’elle pivote rapidement, tournant sur son axe toutes les dix minutes environ.

Hayabusa-2 observera et photographiera l’astéroïde, mais il est peu probable qu’elle se pose et recueille d’autres échantillons, car elle n’aura probablement pas assez de carburant pour les ramener sur Terre.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2020-12-04T15:43:47+01:004 décembre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser