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(ESPACE) Quel est le visage du centre de notre galaxie ?

14 janvier 2021 – Astronome, passionné ou tout simplement curieux, on aimerait mettre un visage sur le cœur de la Voie lactée, qui a pour centre Sagittarius A*. Grâce aux 64 antennes de 13.5 mètres du radiotélescope Meerkat, situées en Afrique du Sud, voici le cliché, datant de 2018, du centre de la galaxie, à 27 000 années-lumière.

Image du centre de la Voie lactée acquise par le radiotélescope MeerKAT

© MEERKAT/SARAORKAT/SARAO

Cette « photo », prise en ondes radio, met en évidence des petites taches circulaires, à gauche, qui sont des traces de supernova et, un petit peu sur leur droite, 2 colossaux nuages d’hydrogène moléculaire où sont en train de naître des milliers d’étoiles. Au centre de l’image rayonne le cœur de la voie lactée, le trou noir supermassif Sagittarius A*. Pour ce qui est des filaments de lumière, ce sont des trainées de gaz s’écoulant sur les lignes du champ magnétique de la voie lactée et mesurant des dizaines d’années-lumière.

Pour aller encore plus loin dans l’Univers, voici l’émissions « Univers, trous noirs et espace-temps » avec l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(ANTHROPOLOGIE) Les scientifiques auraient découvert, où et quand est apparu le premier Homo Sapiens?

24 février 2021 — Les premiers représentants du genre Homo sapiens sont apparus il y a environ 300 000 ans en Afrique, aujourd’hui nous avons des preuves.

Les premiers représentants d’Homo Sapiens sont apparus il y a 200 000 ans. C’est avant tout grâce à un climat favorable que l’Homo sapiens est apparu dans la région des  lacs Makgadikgadi, au sud du bassin du Zambèze dans l’actuel Botswana, en Namibie et  au Zimbabwe. Ce climat propice au développement de nos ancêtres a duré environ 70 000 ans. Puis une série de changements climatiques et tectoniques ont contraint la population à migrer. Les scientifiques identifient deux vagues principales d’établissements humains – il y a 130 000 ans dans le nord-est de l’Afrique et 110 000 ans dans le sud-ouest du continent.

PLUSIEURS  RACES HUMAINES SUR LA LIGNE DE DÉPART

Pendant ce temps là, certains sont restés sur place, mais l’Homo sapiens n’était pas le seul à fouler le sol de la Terre, ses cousins, les Néandertaliens et les Dénisoviens, parcourent déjà l’Eurasie depuis au moins 130 000 ans. Vers -100 000, en Asie du Sud-Est, les Hommes de Florès et de Callao prospèrent respectivement en Indonésie et dans les Philippines. Sans compter qu’existaient peut-être d’autres espèces, encore à redécouvrir.

C’est la génétique qui a permis à une équipe internationale de chercheurs dirigée par Vanessa Hayes de l’Australian Garvan Institute for Medical Research à Sydney de déterminer le lieu précis de cet apparition. Cela a été fait sur la base d’une analyse des génomes mitochondriaux des populations actuelles des pays sud-africains, au cours de laquelle 198 nouveaux mitogénomes rares ont été découverts.

Forts des données de cette étude, les scientifiques ont analysé des informations sur l’haplogroupe L0 – il s’agit de la première population connue de la science à ce jour d’humains modernes. Il y avait suffisamment de matériel génétique pour arriver à la conclusion que nos ancêtres sont apparus pour la première fois là où se trouvent maintenant le désert du Kalahari et le fleuve Okavango.

POURQUOI LHOMO SAPIENS EST-IL LE SEUL À AVOIR SURVÉCU?

C’est sans doute grâce à son cerveau complexe, avec ses 86 milliards de neurones, et volumineux – 1 350 centimètres cubes, jusqu’à six fois plus que celui d’un mammifère de taille équivalente que nous sommes toujours présents sur Terre. C’est le résultat d’un changement opéré par nos ancêtres dans leur manière de s’alimenter. Ils se sont mis à chasser, et la cuisson a permis une meilleure digestion des nutriments. Toutes ces améliorations ont permis au cerveau de se développer en élaborant de nouvelles techniques.

Mais il n’y a pas que le cerveau responsable du développement de l’homme moderne, selon une étude parue en novembre dernier dans Scientific Reports, Sapiens avait le pouce plus habile que son cousin le plus proche, l’Homme de Neandertal, grâce à une articulation moins plate, lui laissant plus de liberté pour saisir des objets avec précision. L’arrivée simultanée des techniques de fabrication des outils et la préparation des aliments nous ont apportés l’apport énergétique nécessaire à notre survie et à notre développement jusqu’à aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2021-01-14T18:00:52+01:0014 janvier 2021|

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