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(ESPACE) Selon des physiciens, l’Univers n’aurait pas de commencement

12 octobre 2021 – Certains scientifiques remettent en cause le Big Bang comme le début de tout. L’Univers n’aurait peut-être jamais eu de commencement…

Le physicien Bruno Bento, qui travaille à l’Université de Liverpool, s’appuie avec son équipe sur la théorie des Ensembles causaux. Elle explique que l’espace-temps ne serait pas continu mais discret, c’est-à-dire constitué d’un ensemble de “points” spatio-temporels dénombrables.

LES ENSEMBLES CAUSAUX ?!

Cette théorie essaie en partie de concilier relativité générale et mécanique quantique. La physique quantique est parvenue à décrire trois des quatre forces fondamentales de la nature : l’électromagnétisme, la force forte et la force faible. La relativité générale, elle, a permis une approche extrêmement fidèle de la quatrième force : la gravité.

Fidèle, mais incomplète : la relativité générale ne peut s’appliquer pour le centre des trous noirs et pour le Big Bang. Ces régions de l’espace-temps sont des singularités, où la gravité serait extrêmement forte à des échelles minuscules.

UN UNIVERS SANS COMMENCEMENT ?

L’équipe de Bruno Bento avance avec les ensembles causaux qu’un Univers sans début est entièrement possible. Le Big Bang ne serait qu’une étape récente de son évolution. Le temps serait un phénomène physique et non pas un concept abstrait. 

Les problèmes de singularités seraient levés. La matière ne pourrait pas être plus petite qu’un “point spatio-temporel”. Mais surtout : il n’y aurait pas de début.

“Dans nos travaux, il n’y a pas de Big Bang au début. L’ensemble causal aurait un passé infini, il y aurait toujours quelque chose avant”, explique Bruno Bento.

L’étude complète, en anglais, est disponible sur arxiv.org

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-12T11:12:54+02:0012 octobre 2021|

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