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(LUNE) Selon une étude une agriculture serait possible sur la Lune

21 novembre 2021 – Selon une équipe de chercheurs, il serait possible d’utiliser les poches de dioxyde de carbone gelées sur la Lune, qui pourraient notamment être utilisées pour créer des serres et des arbres lunaires.

Si la lune a longtemps été vue comme astre rocheux et désertique, de récentes études montrent que la lune a en fait de nombreux atouts qui pourrait permettre l’établissement d’une colonie lunaire. En effet, une équipe d’astronomes américains a découvert un phénomène qu’ils ont baptisé piège à froid. Il s’agit en fait d’une poche dans laquelle des gaz peuvent s’accumuler et rester immobiles pendant de longues périodes, souvent des millions d’années. Cette accumulation serait due aux températures glaciales, à l’absence d’atmosphère et au  manque de lumière naturelle caractéristiques de la surface lunaire. Pour les chercheurs, si on parvient à exploiter cette manne énergétique, il serait possible de faire en sorte que la Lune puisse accueillir des humains à long terme et même de développer une agriculture lunaire.

UN PREMIER PAS VERS UNE POTENTIELLE COLONIE LUNAIRE

Alors que le projet Artémis de la NASA qui vise à renvoyer des hommes sur la Lune d’ici 2025 se rapproche. L’idée qu’une agriculture lunaire soit possible montre que l’établissement d’une colonie lunaire est désormais à portée de main. D’autant que les propriétés du dioxyde de carbone vont bien au-delà de la simple mise en place d’un système agricole. En effet, le dioxyde de carbone lunaire pourrait également être utilisé comme carburant pour les véhicules spatiaux et comme oxygène pour les astronautes. Pour les chercheurs, il sera donc impératif que les futures missions lunaires aient lieu dans ses zones à forte concentration en CO2. Car c’est probablement dans ses zones que seront installées les futures colonies lunaires qui pourront donc prospérer grâce à l’exploitation du dioxyde de carbone.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-22T14:08:48+01:0021 novembre 2021|

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