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(ESPACE) Solar Orbiter filme pour la première fois une éjection de masse coronale du Soleil

21 mai 2021 — Les éjections de masse coronale sont des bulles de plasma produites dans la couronne d’une étoile qui envoient des ondes de choc géomagnétiques à travers tout le système solaire. En quelques minutes, ce sont des milliards de tonnes de matière solaire qui peuvent être expulsées dans l’espace. À des vitesses de l’ordre de mille kilomètres par seconde. Avec des impacts potentiels sur Terre. Sous la forme d’orages magnétiques qui peuvent perturber certaines de nos technologies et se révéler dangereux pour les astronautes.

Une vidéo de cet incroyable phénomène a été prise par Solar Orbiter une mission conjointe de la NASA et de l’ESA. La sonde Solar Orbiter a décollé de la Terre le 10 février 2020.

Cette mission a pour but de faire le tour du Soleil en s’approchant le plus près possible, c’est-à-dire à 42 millions de kilomètres. Pour rappel, environ 150 millions de kilomètres séparent la Terre du Soleil.

L’un des instruments à bord de Solar Orbiter a filmé la première vidéo d’une éjection de masse coronale. Les scientifiques ne s’attendaient pas à ce que le vaisseau spatial puisse transmettre quelque chose comme ça, puisque l’essentiel de la mission Solar Orbiter se déroulera  à partir de novembre 2021.

Nous avons eu la vidéo uniquement parce que la sonde est sortie de derrière le Soleil et est apparue dans la zone de réception de la Terre. Fondamentalement, c’est un «coup de chance», comme le décrit la vidéo de la NASA. Les scientifiques travaillent toujours sur cette vidéo, en analysant  les données de différents instruments de la sonde. En conséquence, ils vont avoir une idée claire de ce qui s’est passé ce jour-là près du soleil. Dans leurs travaux, les chercheurs utilisent des données provenant d’autres sondes et télescopes orientés vers le Soleil.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-21T11:48:05+02:0021 mai 2021|

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