fbpx

ESPACE : survivrions-nous à des microbes extra-terrestres ?

4 août 2020 – Si on arrive très bien aujourd’hui à se remettre d’une grosse grippe, c’est parce que notre organisme s’est habitué au microbe qu’il fini par reconnaître. Mais que se passerait-il face à un microbe inconnu ? Un microbe extra-terrestre par exemple ?

Aux vues du nombre de missions spatiales ces derniers temps et de l’augmentation de nos capacités en la matière, ce n’est qu’une question de temps avant que l’on envoie des hommes sur Mars. Mais que se passerait-il si l’un d’entre eux se trouvait infecté par un micro-organisme martien ? Et que se passera-t-il quand les échantillons prélevés sur Mars reviendront sur Terre ?

LA RÉPONSE IMMUNITAIRE

Katja Shaefer, auteure d’une étude réalisée par l’Université d’Exeter en Angleterre qui a été publiée dans la revue Microorganisms, nous explique l’enjeu. La Terre contient 22 acides aminés que notre organisme parvient à identifier. Or, il en existe d’autres, notamment dans l’espace.

Des tests ont étés menés sur la capacité des mammifères à reconnaître ces acides en exposant des cellules immunitaires de souris à des exo-peptides qui ressemblent à ceux que l’on a pu récolter sur des météorites. Quand ces cellules se retrouvent exposées, une réponse du système immunitaire est détectée, mais celle-ci est bien plus faible que ce qu’elle devrait être (en comparaison avec celle face à des acides aminés connus).

Une situation plutôt préoccupante même si l’on est encore sûr de rien. L’inquiétude réside dans le fait que l’on ne sait pas si un organisme humain parviendrait à lutter, au moins efficacement, contre un microbe extra-terrestre.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-05T17:43:45+02:004 août 2020|

Sujets susceptibles de vous intéresser