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(ESPACE) Un champignon de Tchernobyl mangeur de radiations pourrait aider à la conquête martienne

6 mai 2021 — L’Ukraine  a commémoré, il y a quelques jours, les 35 ans de la catastrophe de Tchernobyl. Le pire accident nucléaire qui a contaminé une bonne partie de l’Europe mais dont le site attire aujourd’hui les touristes.

Mais chose surprenante, on a découvert un champignon dans le réacteur 4 de la centrale nucléaire qui pourrait nous aider à coloniser la planète rouge.

UN CHAMPIGNON QUI MANGE LES RADIATIONS

Une recherche américaine publiée le 17 juillet dernier et soutenue par la Chan Zuckerberg Initiative explique qu’un champignon du nom de Cladosporium sphaerospermum présente des capacités dites  radiotrophes. Pour simplifier, il se nourrit de radiations.

Ce champignon, bien connu sur Terre avait pu être observé dans le réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl après la catastrophe nucléaire de 1986.

Le procédé est très simple, le champignon convertit les rayons gamma des radiations en énergie qu’il utilise pour vivre grâce à la mélanine. L’équipe de recherche américaine a donc envoyé une petite quantité de ce champignon dans l’ISS (une couche d’environ 1,7mm d’épaisseur). Des tests ont été réalisés ensuite à l’aide d’un compteur Geiger et voici ce qu’ils ont pu observer : les radiations présentes à l’intérieur de l’ISS ont été réduites de 2%.

UN BOUCLIER

Ce résultat conduit les scientifiques à penser que ce champignon, en quantité suffisante, pourrait protéger les humains des radiations dans l’espace. Une conclusion très intéressante dans un contexte de conquête martienne. Ce champignon pourrait être utilisé pour protéger les futures « habitations » humaines sur le sol martien.

Pourtant, les scientifiques expliquent que la culture de ce champignon sur Mars est un défi complexe. En effet, la température sur place est glaciale et ce champignon ne peut y survivre. Il a également besoin d’eau ce qui est un peu problématique sur cette planète. Toutefois, les chercheurs parlent maintenant d’utiliser la mélanine de ce champignon dans des combinaisons spatiales pour protéger les astronautes.

Rédaction btlv.fr

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-05-06T14:23:47+02:006 mai 2021|

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