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(ESPACE) Un nouveau télescope va se focaliser sur les nouvelles planètes potentiellement habitables

24 novembre 2021 – Une équipe d’astronomes a développé une nouvelle mission nommée TOLIMAN, concentrée sur la méthode de la vitesse radiale. La mission se fera grâce au nouveau télescope TOLIMAN qui va observer Alpha Centauri, le système stellaire le plus proche de la Terre dans le but de trouver de nouvelles planètes potentiellement habitables qui pourrait donc abriter une vie extraterrestre. 

Le système Alpha Centauri est situé à 4,2 années lumières de notre planète, il se compose de trois étoiles, dont deux ressemblent à notre Soleil. Si les astronomes s’y intéressent dans leur quête de planète similaire à la nôtre, c’est parce qu’on y trouve Proxima Centauri qui est connue pour abriter au moins deux exoplanètes, dont l’une évolue dans la zone habitable de son étoile et semble similaire à la Terre. Les experts pensent qu’il est fortement possible que d’autres planètes similaires se trouvent dans le secteur et espèrent pouvoir les localiser et les étudier grâce à ce nouveau télescope

UN TÉLESCOPE SPÉCIALEMENT CONÇU POUR DÉTECTER DES PLANÈTES

Le télescope sera équipé d’une lentille pupillaire diffractive capable de diffuser la lumière des étoiles en un motif floral sur le système Alpa Centauri. Cette lentille spéciale permettra aux astronomes de détecter plus facilement de minuscules irrégularités dans leurs mouvements et donc de détecter ce qu’ils appellent des tiraillements gravitationnels qui seraient alors potentiellement causés par l’influence gravitationnelle de planètes en orbite. Eduardo Bendek, un ingénieur optique au Jet Propulsion Laboratory de la NASA qui travaille sur le projet résume parfaitement la mission TOLIMAN “Notre mission TOLIMAN lancera un télescope spatial conçu sur mesure qui effectuera des mesures extrêmement fines de la position de ces étoiles dans le ciel. S’il y a des planètes en orbite, ces dernières auront un effet sur leur étoile, générant des oscillations minuscules, mais mesurables”. En outre l’envoi du télescope qui devrait avoir lieu à l’horizon 2025 permettra de collecter un grand nombre de données sur des planètes susceptibles d’abriter la vie.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-24T16:44:15+01:0024 novembre 2021|

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