fbpx

(CHINE) Le premier module de la nouvelle station spatiale est lancé dans l’espace

29 avril 2021 – Ce jeudi 29 avril, la Chine devrait mettre en orbite Tianhe (harmonie céleste), le tout premier module nécessaire à la mise en place de la future station spatiale chinoise.

Le module Tianhe, pourra être envoyé dans l’espace, grâce au lanceur Long March 5B. Ce dernier décollera depuis la base de lancement Wenchang, située sur l’île de Hainan, à l’extrémité sud de la Chine.

UN CENTRE DE CONTRÔLE

Le rôle du module Tianhe, au sein de la future station spatiale, sera crucial, puisqu’il en constituera le cœur.

Les astronautes se serviront de Tianhe, comme un centre permettant de contrôler le parcours de la station chinoise, corriger une trajectoire, ou changer d’altitude, par exemple. Avec ses 4,2 mètres de diamètre et ses 16,6 mètres de long, il servira également de lieu de vie principal pour les taïkonautes chinois en orbite.

La station a été pensée pour accueillir un équipage de trois personnes, pour des séjours n’excédant pas les 6 mois.  Le premier équipage de taïkonautes prendra possession des lieux à l’occasion de la mission spatiale “Shenzhou-12”,  dont le lancement est déjà programmé pour le 10 juin. Ce sera alors le premier vol chinois habité, depuis l’année 2016, et le lancement de Shenzhou-11.

Une fois le module Tianhe dans l’espace, deux autres modules devraient venir compléter la station. Un télescope spatial, comparable à l’observatoire astronomique Hubble, de la NASA suivra également de près les astronautes, prêt à être utilisé dès que des opérations de maintenance seront nécessaires.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr) 

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(SCIENCE) Les humains pourraient développer un sixième sens

12 mai 2021 — Les humains, on le sait, ont des sens très limités. Nous ne pouvons pas sentir aussi bien que les chiens, voir autant de couleurs que les crevettes mantes ou trouver le chemin de la maison en utilisant les pôles magnétiques de la terre comme les tortues de mer. Toutefois, d’après les scientifiques, il y a un sens animal que nous pourrions bientôt maîtriser : l’écholocation à l’instar des chauves-souris. C’est ce que vient de démontrer, en laboratoire, une équipe de scientifiques japonais. Leurs travaux montrent que les humains peuvent utiliser l’écholocation, autrement dit « la capacité à localiser des objets par le son ». Ces mêmes chercheurs sont certains qu’une telle technique sensorielle

pourrait nous aider à « voir » dans l’obscurité. Dans tous les cas suffisamment pour pouvoir nous y déplacer.

COMME LE FONT LES CHAUVES-SOURIS

Pour se déplacer, les chauves-souris envoient des ondes sonores aiguës sous des angles distincts qui rebondissent à différents intervalles de temps. Cela les aide à en savoir plus sur la géométrie d’un environnement, la texture ou le mouvement d’un objet. Si nous pouvions agir de la même façon, cela élargirait notre vision du monde tel que nous le connaissons comme l’exprime Miwa Sumiya, chercheuse au Centre de l’information neuronale d’Osaka au Japon et auteure d’une nouvelle étude (ndlr : disponible seulement en Anglais) publiée sur Plos One : « Examiner comment les humains peuvent acquérir de nouvelles capacités de détection pour reconnaître des environnements à l’aide de sons [c’est-à-dire, l’écholocation] peut conduire à la compréhension de l’adaptabilité du cerveau humain ». La chercheuse en est certaine : « Nous sommes également en mesure de mieux comprendre les stratégies de détections d’autres espèces [comme les chauves-souris] en les comparant aux connaissances acquises dans les études sur l’écholocalisation humaine ».

DES TESTS GRANDEUR NATURE

Pour tenter de valider cette théorie, l’équipe de Sumiya a créé une simulation élaborée. Les chercheurs ont réunis dans un première pièce des volontaires à qui ils ont donné une paire d’écouteurs et deux tablettes différentes. L’une pour générer leur signal d’écholocation synthétique et l’autre pour écouter les échos enregistrés.

Dans une deuxième pièce, non visibles par les participants, deux cylindres 3D de forme étrange tournaient ou restaient immobiles. Les 15 sujets ont été invités à lancer des signaux d’écholocation via leur tablette. Les ondes émises par impulsions, sont allées rebondir dans la deuxième pièce sur les cylindres 3D. La chercheuse signale qu’il a fallu faire preuve de créativité pour transformer les ondes sonores en quelque chose que les participants humains ont pu reconnaître. Les chercheurs ont demandé aux participants de déterminer si les échos qu’ils entendaient provenaient d’un objet immobile ou en rotation. Ils ont pu identifier de manière fiable les deux cylindres en rotation en utilisant les signaux d’écholocation variant dans le temps qui rebondissaient sur les cylindres. En revanche, les participants ont eu plus de mal à identifier la forme des cylindres fixes. Les chercheurs affirment que leurs travaux prouvent que les humains, comme les chauves-souris, sont capables d’interpréter les objets par le son. Dans un avenir proche, les ingénieurs pourraient intégrer cette technologie dans nos téléphones portables, les montres connectées ou dans nos lunettes. Une technologie qui pourrait faciliter le déplacement de personnes malvoyantes.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-29T11:38:03+02:0029 avril 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser