fbpx

(ESPACE) Une tempête solaire est en train de s’abattre sur la Terre

12 octobre 2021 – Depuis le 11 octobre, une tempête solaire touche la Terre. Jugée comme modérément forte cette tempête devrait provoquer des aurores boréales mais aussi des perturbations du réseau électrique, notamment dans les latitudes les plus élevées de la Terre.

Cette tempête géomagnétique a été signalée par les météorologues du centre d’observation atmosphérique américain, le NOAA. Ces derniers ont catégorisé cette éruption solaire comme étant de catégorie 2, soit  modérément forte. Notons que cette échelle compte cinq niveaux, de G1 (mineur) à G5 (extrême). La catégorie 2 correspond à une fréquence moyenne de 55 épisodes par an. L’analyse des événements et le modèle ont suggéré l’arrivée de l’éruption hier vers midi aux États-Unis le 11 octobre, avec des effets persistants jusqu’au 12 octobre. En heures françaises, le phénomène a donc commencé à toucher la Terre hier à partir de la fin d’après-midi et devrait durer jusqu’à cet après-midi.

UNE TEMPÊTE AUX MULTIPLES CONSÉQUENCES

D’après les autorités américaines, le phénomène pourrait perturber les satellites et certains réseaux électriques présents dans les latitudes les plus élevées. Il est également possible que des satellites puissent être touchés et présenter des irrégularités d’orientation, ce qui signifie que le contrôle au sol devrait recalculer leur orbite pour les rediriger. Néanmoins le phénomène le plus visible devrait être les aurores boréales. En effet, lorsqu’une tempête solaire survient, des aurores boréales sont davantage visibles sur Terre car une aurore boréale se forme dès l’instant où les particules sous tension du soleil heurtent la haute atmosphère de la Terre à une vitesse très élevée ce qui est bien plus le cas lors d’une tempête solaire. De fait, les experts estiment que des aurores boréales pourraient être visibles depuis de depuis des latitudes telles que la Tasmanie en Australie, en Écosse, dans le sud de la Suède et dans les États baltes. On est donc loin d’une tempête solaire capable de provoquer un blackout mondial du moins pour l’instant.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-12T12:22:16+02:0012 octobre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser