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(ÉTATS-UNIS) Découverte d’une unité top secrète de 60 000 espions lourdement armés

22 octobre 2021 — Les espions de l’armée américaine opèrent aussi bien sur leur territoire, que dans les pays ennemis. Pour cela ils ont à leur disposition toute la nouvelle technologie, ainsi que tous les artifices de camouflage, comme des masques et des gants en silicone.

William Arkin, connu pour ses enquêtes exclusives sur l’armée américaine, a publié de  nouveaux documents, cette fois sur une armée secrète de 60 000 espions. Elle a été créée au Pentagone il y a dix ans et depuis lors, le nombre d’employés de l’unité top secrète n’a fait que croître – aujourd’hui, c’est dix fois le nombre d’employés clandestins de la Central Intelligence Agency américaine qui la compose.

UN BUDGET DE 1 MILLIARDS DE DOLLARS

Officiellement, ces personnes ne sont pas des employés du département américain de la Défense, bien que dans le passé, en règle générale, elles aient servi dans des unités de contre-espionnage américaines. Ils sont maintenant dotés d’environ 130 sociétés privées différentes, utilisées comme couverture. Le Pentagone y consacre près d’un milliard de dollars chaque année. Tous les espions sont dotés d’un ensemble de fausses identités  – avec des cartes d’identité, des comptes bancaires, une assurance et un ensemble complet de documents.

Les espions travaillent à la fois aux États-Unis et à l’étranger, effectuant des missions de combat et des opérations de reconnaissance, y compris dans des points chauds. La tâche principale de l’unité top-secrète est considérée comme la lutte contre le terrorisme, le contre-espionnage et l’espionnage. Dans l’État de Caroline du Nord, le Pentagone possède une installation spéciale qui fabrique des patchs faciaux en silicone pour changer l’apparence et des gants en silicone pour contrefaire les empreintes digitales. Pour plus de fiabilité, ils sont traités avec un spray sébum.

Arkin mentionne que de mystérieux espions ont accès à tous les moyens techniques les plus modernes – par exemple, des tissus qui rendent une personne invisible à une caméra thermique, des pantalons avec des antennes cousues qui transforment un éclaireur en station d’interception de conversation ambulante, des enregistreurs vocaux intégrés dans des bottes,  et des émetteurs miniatures. Le groupe qui connaît la croissance la plus rapide est celui des cyberespions.

Ces employés sont engagés dans le piratage des réseaux informatiques d’adversaires potentiels, principalement la Russie et la Chine. Ils sont également chargés de mener des campagnes d’information sur les réseaux sociaux liées à la propagande et en même temps de couvrir les espions – ils créent et maintiennent de faux comptes sur les réseaux sociaux et les forums, effectuent des achats dans les magasins en ligne en leur nom, créant l’apparence de une existence inoffensive.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-22T11:55:43+02:0022 octobre 2021|

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