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22 juin 2020 – Beta Samati, qui faisait partie du Royaume d’Axoum en Éthiopie, était une cité commerciale majeure de son époque. On y vendait même des animaux sauvages.

Le royaume d’Axoum est considéré comme l’un des plus grands et plus importants de la région avec l’Égypte et le Soudan. Pourtant, la communauté archéologique et scientifique piétinait et peinait à découvrir de nouvelles informations sur la région et le royaume d’Axoum en lui-même.

CONTEXTE POLITIQUE

Le manque d’informations sur Axoum serait en partie dû à l’instabilité politique actuelle de la région qui a empêché pendant longtemps les archéologues de fouiller correctement la zone de Beta Samati, la cité découverte en 2019. Mais depuis 2019, les choses se sont simplifiées et les liens entre les chercheurs et la population locale ont permis de préciser la recherche jusqu’à un tell, un monticule créé par des ruines.

En continuant les fouilles, l’équipe s’est aperçue que le monticule cachait une cité de 14 hectares de la vue du monde, faisant de Beta Samati une commune à forte densité démographique.

COMMERCE D’ANIMAUX SAUVAGES

Beta Samati était en réalité un point de passage important à l’époque du Royaume d’Axoum et faisait partie d’une route commerciale principale de la région. Les archéologues le savaient depuis longtemps. Ils savaient par exemple que l’on faisait commerce de babouins ou d’éléphants en plus des nombreux matériaux précieux que l’on pouvait trouver sur les étals de la ville.

C’est pourquoi lors des fouilles, l’équipe anglo-saxonne a retrouvé plusieurs artefacts comme des poteries, pièces de monnaie ou des bijoux d’inspiration romaine. Par ailleurs,  des structures ressemblant à des maisons et des ateliers ont été retrouvées, laissant penser que Beta Samati était un centre névralgique en matière d’artisanat et de commerce.

ROMAINE, CATHOLIQUE ET MÊME PLUS 

Plus étonnant encore, un bâtiment de 18 m de longueur ressemblant beaucoup à une basilique romaine a également été retrouvé, ce qui conduit les chercheurs à penser que la cité pouvait être catholique. Hypothèse validée ultérieurement : il s’agirait du Roi Ezana, souverain d’Axoum aux alentours du IVe siècle de notre ère qui aurait converti la cité au catholicisme. Pour autant, les autres religions semblaient être tolérées, en témoignent les nombreuses statuettes et effigies païennes retrouvées sur le site.

Rédaction btlv.fr (source France Info)