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5 janvier 2018 : Si actuellement au cinéma l’acteur Gary Oldman campe un Winston Churchill plus vrai que nature, sait-il que le célèbre leader britannique se posait de grandes questions sur la vie extraterrestre ? Passionné par la science de l’univers, on lui doit un essai qui ne fut jamais publié et dont le titre est plus qu’évocateur « Are we alone in the univers ». Écrit entre 1930 et 1950, il aura peut-être été conforté dans son idée par la fameuse attaque de Los Angeles de 1942. Dans la nuit du 24 au 25 février, les militaires américains qui craignent une attaque japonaise pensent que leurs avions survolent la Californie. L’armée américaine va se défendre en envoyant des centaines d’obus en direction des engins repérés par la DCA. Rien n’y fera, aucun ne sera atteint et on ne sait toujours pas ce qu’ils étaient réellement. Un mystère qui suscita le plus vif intérêt chez les ufologues (NDLR : Enquêteurs ovni). Dans une interview donnée à la revue Nature, pour l’astrophysicien Mario Livio « Ça a été une grande surprise l’année dernière, quand, alors que je visitais le National Churchill Museum de Fulton, son directeur Timothy Riley m’a glissé un essai dactylographié de Churchill dans les mains ». Dans celui-ci, Churchill consacre onze pages à la grande question de la vie extraterrestre, « Ce qui est extraordinaire, c’est sa façon de penser, il aborde le problème comme un scientifique », explique Mario Livio avant de rajouter « Churchill utilise des arguments encore d’actualité aujourd’hui ». Partant de l’idée qu’il est peu probable que la vie n’existe que sur Terre, étant donné l’immensité de l’Univers, l’homme d’État commence par définir ce qu’est la vie, c’est-à-dire la capacité à « se reproduire et se multiplier ».

UNE ZONE DE VIE POSSIBLE

À l’époque, déjà, il identifie ce que l’on nomme aujourd’hui « la zone habitable », qui réunit les conditions idéales pour que la vie, telle qu’on la connaît, puisse s’y développer. Un endroit où une planète a, autour de son étoile, une température compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie. Le leader britannique rappelle, comme le ferait n’importe quel astrophysicien, que la vie ne peut avoir une chance que dans des régions où les températures varient « à peu près entre le point de congélation et celui d’ébullition de l’eau ». Il rajoute également qu’un grand nombre de planètes extrasolaires peuvent réunir ces conditions. Le plus incroyable, et c’est ce qui fascine Mario Livio, c’est que Churchill a développé ses propos des dizaines d’années avant la mission Kepler qui nous a permis d’estimer que la Voie lactée hébergeait des milliards d’exoplanètes situées dans cette fameuse « Zone habitable ». D’autre part, Churchill écrit dans son essai « Je ne suis pas suffisamment impressionné par le succès de notre civilisation pour penser que la Terre est le seul endroit qui accueille la vie, des créatures intelligentes dans cet immense Univers ou que nous sommes les êtres les plus avancés physiquement et mentalement ». Des écrits qui devraient faire taire les plus sceptiques d’entre nous.

Bob Bellanca (btlv.fr / source NATURE)