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(GÉNÉTIQUE) Des scientifiques ont cloné pour la première fois un furet aux pieds noirs

25 février 2021 — Les scientifiques ont cloné pour la première fois un animal  qui figure sur la liste des espèces menacées aux États-Unis – le furet ou putois à pieds noirs. Le matériel génétique nécessaire pour créer le clone a été prélevé sur un furet nommé Will, décédé il y a 30 ans, ce qui a donné un furet génétiquement identique qui a été prénommé Elizabeth Ann.

Selon Live Science , Elizabeth Ann est née le 10 décembre dernier. Les scientifiques du Fish and Wildlife Service ont annoncé que l’animal est en excellente santé.

LE CLONAGE UNE CURIOSITÉ SCIENTIFIQUE ?

La technologie du clonage n’est pas nouvelle, mais les progrès récents en font un véritable outil pour sauver les espèces menacées, et ce n’est pas seulement une curiosité scientifique.

Le projet de conservation des espèces menacées d’extinction a été créé par le Fish and Wildlife Service en collaboration avec l’organisation de conservation Revive & Restore. Pour cloner Elizabeth Ann, les scientifiques ont utilisé les gènes du furet de Willa, décédé il y a 30 ans. Malgré le fait que la mère porteuse soit domestiquée, le furet cloné se comporte comme un animal sauvage – cela lui permettra de survivre en dehors du laboratoire.

Un drôle de clone! ©USFWS National Black-footed Ferret Conservation Center

LE CLONAGE NE PEUT PAS TOUT RÉPARER

Le clonage pourrait éventuellement ramener des espèces éteintes telles que le pigeon voyageur. Pour l’instant, la technique est prometteuse pour aider les espèces en voie de disparition, y compris un cheval sauvage mongol qui a été cloné et né l’été dernier dans une installation du Texas.

Les scientifiques affirment que le clonage à lui seul ne restaurera pas l’espèce, mais le projet se concentre sur plus que le clonage. Les chercheurs prévoient de stabiliser la population sauvage en restaurant et en développant des habitats adaptés à ces animaux.

Un autre problème pour les scientifiques est que tous les furets à pieds noirs vivant aujourd’hui descendent de seulement sept ancêtres. Leur similitude génétique les rend sujets à des problèmes de santé. Malheureusement, la technologie du clonage peut reproduire ces furets, mais jusqu’à présent, elle ne peut pas améliorer leurs gènes défectueux.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-02-25T15:16:29+01:0025 février 2021|

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