fbpx

(GÉNÉTIQUE) La plus grande base de données de protéines humaines mise en accès libre

26 juillet 2021 — Chaque cellule d’un organisme vivant exécute sa fonction à l’aide de protéines qui livrent en permanence des instructions pour maintenir en bonne santé cette cellule et combattre les infections. À  la différence du génome,( la séquence des gènes qui encodent la vie cellulaire), le protéome humain change en permanence en réponse à des instructions génétiques et des stimuli extérieurs. La compréhension du fonctionnement des protéines, via la forme qu’elles adoptent, au sein des cellules, est un véritable défi. Les scientifiques sesont échinés à déterminer par l’expérimentation leur fonction précise. Mais après 50 ans de recherche, on ne connait que 17% des acides aminés, ou composants, du protéome humain.

Les chercheurs de Google DeepMind et du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) ont dévoilé une base de données, libre d’accès, de 20.000 protéines exprimées par le génome humain. Auxquelles s’ajoutent 350.000 protéines de 20 organismes, comme des bactéries ou des souris, utilisés par la recherche.

DES PRÉDICTIONS À L’AIDE D’UN PROGRAMME INFORMATIQUE

Cette base a été obtenue grâce à un programme d’apprentissage automatique capable de prédire avec précision la forme d’une protéine à partir de sa séquence d’acides aminés. Le programme AlphaFold s’est entraîné sur une base de 170.000 structures connues de protéines et il a ensuite prédit la forme de 58% de toutes les protéines du protéome humain. Ce qui a plus que doublé le nombre de structures de protéines humaines connues avec précision. Les applications potentielles de ces données vont de la recherche sur les maladies génétiques à l’ingénierie de récoltes résistant à la sècheresse. Selon Paul Nurse, prix Nobel de médecine et directeur de l’Institut Francis Crick, cette avancée est « un grand pas pour l’innovation en biologie ».

John McGeehan, directeur du Centre for Enzyme Innovation à l’Université de Portsmouth, a remarqué que « ce qui prenait des mois et des années à accomplir a été fait en un week-end par AlphaFold ». La capacité à prédire avec un programme informatique la forme d’une protéine à partir de sa séquence d’acides aminés est déjà mise à profit dans certains secteurs de la recherche.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ARCHÉOLOGIE) Des sandales en or ont été découvertes dans une tombe égyptienne antique

25 septembre 2021 –  Des archéologues égyptiens ont récemment découvert des sandales en or dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes. Des objets rares qui étaient autrefois réservés aux nobles égyptiens.

C’est dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes, que des archéologues ont découvert ces chaussures anciennes également assorties de petits capuchons pour orteils. Des objets précieux qui étaient dédiés à certaines femmes de la noblesse égyptienne dans le cadre de leur enterrement. C’était pour ainsi dire les chaussures de leurs funérailles. Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve des paires de ce type dans une tombe égyptienne. Le cas le plus célèbre est celui des épouses du pharaon Thoutmosis III, un souverain de la XVIIIe dynastie qui avait fait enterrer toutes ses épouses avec des sandales d’or. D’après les archéologues, la plupart de ces sandales datent de la 18ème dynastie du Nouvel Empire qui correspond à environ 1550 à 1290 avant notre ère, une période durant laquelle le célèbre Toutankhamon a régné.

DES SANDALES D’OR AU RÔLE SYMBOLIQUE

Le but supposé de ces artéfacts était de protéger les extrémités du corps lors de l’inhumation. En effet, parmi les sépultures royales, ces riches sandales dorées étaient souvent occupées par de petits bonnets dorés pour les doigts et les orteils. C’est ce qu’on appelle les stalles des doigts et des orteils. Ils protégeaient les extrémités de la momie lors de l’enterrement. Selon les anciennes croyances égyptiennes, les morts étaient censés être ensevelis sous forme de corps complets, comprenant parfois des membres prothétiques. C’était d’ailleurs quelque chose de très important dans la tradition funéraire égyptienne antique. Puisque à défaut d’or, les dépouilles royales ont également été enterrées avec des stalles de moindres métaux et même d’argile. Ainsi, si cette découverte n’a rien de nouveau, cela n’en reste pas moins une trouvaille magnifiquement bien conservée.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-26T17:20:54+02:0026 juillet 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser