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(GÉNÉTIQUE) Le génie de Léonard de Vinci est-il encore caché dans l’ADN de ses descendants ?

8 juillet 2021 — 502 ans après la mort Léonard de Vinci, les historiens cherchent toujours à percer les mystères de ce génial personnage de la Renaissance. Aujourd’hui avec les progrès de la génétique, les généalogistes ont retrouvé 14 descendants directs encore vivants, ce qui va les aider à essayer de comprendre comment ses gènes ont traversé les siècles pour arriver jusqu’à aujourd’hui. Une tâche très compliquée puisque Léonard de Vinci n’a pas eu d’enfants, mais heureusement, son père a généreusement laissé plus d’une vingtaines d’enfants.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Human Evolution. En effet, pour les scientifiques, il était important de savoir tout d’abord si la dépouille qui a été enterrée au château d’Amboise est bien celle du Maitre, mais aussi de découvrir si le talent exceptionnel de l’artiste est lié à la génétique et donc a été transmis à sa descendance.

Cette nouvelle recherche s’appuie sur l’arbre généalogique de la famille de Vinci qui a été établi au fil du temps et qui commence il y a 690 ans avec le grand-père. Ainsi les chercheurs ont pu identifier 14 descendants directs vivants âgés de 1 à 85 ans. Ces derniers ont une grande variété de professions, mais rien d’extraordinaire, on compte parmi eux des employés de bureau,  un pâtissier,  un forgeron, un tapissier,  un vendeur de porcelaine et un artiste.

LE MÊME CHROMOSOME Y

Ces descendants s’ajoutent à 35 autres personnes connues – hommes et femmes – qui ont été identifiés en 2016. Ce nouveau groupe se compose de personnes ayant le même chromosome Y qui se transmet de père en fils. Ce chromosome n’a visiblement pas changé depuis environ 25 générations.

Plus que son génie, ce chromosome pourrait aussi fournir de précieuses informations sur sa morphologie, les maladies dont il a souffert ou encore sa capacité visuelle hors-norme, selon Alessandro Vezzosi l’un des  chercheurs italiens. “La comparaison des données biologiques permettrait peut-être de vérifier l’authenticité d’autres découvertes et matériaux, ouvrant ainsi les premières connexions entre biologie et art”.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(FOSSILE) Un paresseux géant retrouvé en Guyane

27 octobre 2021 – Quatre mètres, quatre tonnes. Aussi lourd qu’un éléphant. Trouver le squelette d’un paresseux géant en Guyane est une première en France. L’espèce a disparu il y a 12 000 ans.

C’est le paléontologue Pierre-Olivier Antoine qui est à l’origine de la découverte… Dans une mare de boue, dans la région de Maripasoula, à la frontière du Suriname. “Il est très difficile de trouver des fossiles en Guyane à cause de l’acidité des sols et du couvert forestier”, explique ce professeur à l’Université de Montpellier.

Des vestiges ont déjà été trouvés en Patagonie, au sud de l’Argentine, mais jamais dans le département français. Pendant une semaine, six paléontologues ont déterré plusieurs os dont des maxillaires et des mandibules, en plein cœur de la forêt amazonienne. L’espèce a rapidement été identifiée : c’est un Eremotherium laurillardi. Un herbivore qui, contrairement à son descendant actuel, ne se déplaçait qu’à terre et non dans les arbres… Ce que l’on comprend aisément lorsqu’on pèse plusieurs tonnes…

La trouvaille est une aubaine pour la Guyane. Les paléontologues espèrent retrouver des restes d’autres animaux ayant vécu en même temps que le paresseux géant. Les fossiles ont été présentés à certains collégiens guyanais.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-07-08T15:49:20+02:008 juillet 2021|

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